10 églises et lieux sacrés à voir à Montréal

Richard Burnett

Surnommé « Ville du péché » durant une bonne partie du XXe siècle, Montréal a aussi été qualifiée de « Ville aux 100 clochers ». C’est d’ailleurs ce qui a fait dire à l’écrivain américain Mark Twain, de passage en 1888, que c’était la première fois qu’il voyait une « ville où on ne pouvait lancer une brique sans casser une fenêtre d’église ». Pour qui veut faire un voyage spirituel ou simplement admirer la splendeur architecturale de nos nombreux sites historiques religieux, nous présentons ici dix de nos plus belles églises.

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Le dôme emblématique au sommet de la montagne

Le majestueux Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal est un lieu historique national du Canada et l’une des grandes basiliques de ce monde. Elle a été construite en 1924, en l’honneur de Saint-Joseph, à l’initiative de Saint André de Montréal, le frère André (1845 -1937), mort avant la fin du chantier, en 1966. Son extérieur est de style renaissance italienne et ses quatre colonnes en façade de style corinthien. Elle est non seulement la troisième basilique au monde en importance (après la basilique Notre-Dame de la Paix, en Côte d’Ivoire, et la basilique Saint-Pierre, à Rome), mais elle est aussi le point le plus élevé de Montréal.

À l’intérieur se trouve le tombeau du frère André, à qui on attribue des milliers de guérisons miraculeuses, déclaré vénérable (la reconnaissance par l’Église catholique de l’héroïcité de ses vertus) par le Vatican, en 1978. Plus de deux millions de personnes visitent l’Oratoire et son musée chaque année, dont des pèlerins qui gravissent à genoux, de la rue de la crypte, l’un ou l’autre des deux escaliers de 283 marches en béton qui sépare un autre escalier de 99 marches en bois.

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Modelée sur une légende

Dans un style néobaroque rappelant la basilique Saint-Pierre de Rome, la spectaculaire cathédrale Marie-Reine-du-Monde est le siège de l’archidiocèse de Montréal et un lieu historique national du Canada. Construite entre 1870 et 1894, elle fut le premier édifice montréalais dont le coût de construction dépassa le million de dollars.

Son large dôme, ses orgues Casavant, le baldaquin en cuivre rouge doré à la feuille, la croix blanche du sculpteur Louis-Philippe Hébert (une des plus importantes pièces religieuses au Québec) et ses neuf peintures illustrant des événements importants de la fondation de Montréal en sont ses principaux attraits.

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La fleur de lys et le trèfle

Étroitement liée à l’histoire de la communauté irlando-canadienne, la basilique Saint-Patrick est la plus vieille église catholique de langue anglaise à Montréal. La première messe dans cet édifice de style néogothique, lieu historique national du Canada, a été célébrée le 17 mars 1847, jour de la Saint-Patrick.

Son intérieur comprend des motifs de fleur de lys française et de trèfle irlandais, des orgues Casavant de 1895 et des monuments à la mémoire de deux célèbres paroissiens, Thomas D’Arcy McGee, un des Pères de la Confédération, assassiné à Ottawa en 1868, et le grand poète québécois Émile Nelligan, baptisé dans l’église le 25 décembre 1879.

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La grande dame du Vieux-Montréal

Joyau du patrimoine religieux québécois, où le grand ténor Pavarotti a donné un concert de Noël en 1978 et où Céline Dion et René Angélil ont convolé en justes noces en 1994, la basilique Notre-Dame de Montréal, lieu historique national du Canada, a remplacé la petite église paroissiale de Notre-Dame de 1672. Conçue par l’architecte irlando-américain James O’Donnell (seul individu dont le corps repose dans la crypte), elle a été édifiée entre 1824 et 1829).

Avec ses impressionnantes tours jumelles, la basilique est un bel exemple de style néogothique. Son intérieur se caractérise par sa polychromie, ses centaines de sculptures en bois et de statues et ses grandes orgues Casavant de 1891. Elle attire toute l’année de nombreux touristes et locaux, et des concerts d’orchestres symphoniques, de musique de chambre et d’orgue y sont régulièrement programmés.

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Notre dame du port

Le visiteur fait un voyage dans le temps à la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours et au musée Marguerite-Bourgeoys, au cœur du Vieux-Montréal. Construite en 1771 sur les ruines d’une chapelle plus ancienne, Notre-Dame-de-Bonsecours est également un site archéologique et un musée à la mémoire de Marguerite Bourgeoys, la fondatrice de la Congrégation Notre-Dame de Montréal et l’une des premières enseignantes de la colonie française, en 1653. (Le Vatican l’a canonisée en 1982). Son corps repose dans l’autel.

Avec l’expansion du port, Notre-Dame-de-Bonsecours devient au XIXe siècle la chapelle des marins. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent grimper à son belvédère, où la vue sur le Vieux-Port et le Vieux-Montréal est splendide.

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Majesté néogothique au cœur du centre-ville

Impressionnante structure de style né au centre-ville, la cathédrale Christ Church est l’œuvre de l’architecte Frank Wills (1822-1856), qui ne vécut pas assez longtemps pour voir l’édifice – cruciforme, comme de nombreuses églises gothiques–  terminé, en 1859.

Aujourd’hui lieu historique national du Canada et siège du Diocèse anglican de Montréal, la cathédrale repose sur le centre commercial Promenades Cathédrale. Elle est l’église de régiment des Gardes grenadiers canadiens (Canadian Grenadier Guards). De nombreux concerts y sont donnés toute l’année, notamment ceux programmés par le Festival Bach Montréal. Un jardin cloîtré à l’arrière de l’église, véritable oasis urbaine, abrite le monument Raoul Wallenberg.

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L’élégance victorienne inspirée par la foi

La pittoresque Saint George’s Anglican Church a été édifiée entre 1869 et 1870 au centre-ville de Montréal par le célèbre architecte William Tutin Thomas. C’est un lieu historique national du Canada en raison de sa pierre caractéristique du style néogothique de l’apogée victorien, de son toit à pignon à forte pente et de la disposition asymétrique de son clocher. On y trouve de beaux vitraux et une tapisserie utilisée au couronnement d’Elizabeth II donné par Westminster Abbey. Des concerts gratuits y sont donnés le dimanche à 14 h.

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Un joyau historique dans le Quartier des spectacles

L’église unie St. James est un joyau architectural au cœur du Quartier des spectacles. Conçue dans le style néogothique par le réputé architecte Alexander Francis Dunlop, elle a été érigée entre 1887 et 1889.

Sa façade, version néogothique victorienne d’une cathédrale médiévale française, a été cachée pendant presque 80 ans par un centre commercial construit en 1927 dans un but lucratif, afin de couvrir les coûts de fonctionnement de la paroisse. Sa destruction en 2006 a de nouveau révélé la beauté de St. James, qui peut accueillir 1200 fidèles et abrite des orgues Casavant de 4000 tuyaux.

Un phare de l’espoir dans le Village

Construite entre 1851 et 1853, l’église Saint-Pierre-Apôtre est un chef-d’œuvre architectural du Village gai et la première œuvre de l’architecte renommé Victor Bourgeau. On peut y voir des orgues Casavant de 1908 et des vitraux Champigneulle, de Bar-le-Duc, en France, réalisés entre 1853 et 1883.

L’église abrite aussi le Chapelle de l’espoir où, depuis 1996, on rend hommage aux victimes du sida. À l’église catholique Saint-Pierre-Apôtre, « toute personne est accueillie inconditionnellement, quelle que soit son orientation sexuelle ».

L’église la plus ancienne de Montréal

L’église de la Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie est la plus ancienne de l’île de Montréal. Cet édifice de la Nouvelle-France, dans le quartier Ahuntsic, a été érigé entre 1749 et 1752. Pour son centenaire, en 1850, elle a été agrandie dans le style néoclassique anglais par l’architecte John Ostell. Cinq de ses cloches viennent de Londres et de Rome. Des concerts de pop et de musique classique y sont donnés.

Richard Burnett

Richard Burnett, blogueur

Richard « Bugs » Burnett est un auteur, rédacteur, journaliste, blogueur et chroniqueur canadien. Il écrit pour des hebdomadaires indépendants ainsi que des publications grand public et LGBTQ. De plus, Bugs connaît Montréal comme une drag queen connaît les produits de beauté.

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