La géographie et les symboles uniques de Montréal

C’est un pic ? Un cap ? Une péninsule ? C’est une île… et une montagne ! À l’instar de la géographie humaine de notre ville, le relief montréalais (autant le paysage naturel que celui façonné par l’humain) est multiple. Nous creusons ici sur le sujet.

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Une île et son fleuve

Qui suis-je ? Je possède ma propre montagne, mes directions ne font pas toujours de sens, je suis influencée par presque tous les types de climat et mon île fait partie d’un grand archipel. Si vous avez répondu Montréal, vous avez bien raison ! Oui, Montréal est une île, la plus importante de l’archipel d’Hochelaga, qui en comprend 235, et la deuxième île fluviale en importance pour sa population (après Zhongshan, en Chine). Montréal se situe à la confluence du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, qui alimente le lac Saint-Louis, au sud, et la rivière des Prairies, au nord. Le kayak, la descente de rapides en canot, le rafting en eau douce, le surf, la pêche et tous les sports nautiques et récréatifs ont la cote sur l’île ; cela coule de source.

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L’île Notre-Dame, merveille surnaturelle

Au sud du Vieux-Port se trouvent, côte à côte, les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame. Si la première – qui abrite la Biosphère et le parc d’attractions La Ronde, où sont tirés les feux d’artifice de L'International des Feux Loto-Québec, et reçoit des festivals comme Osheaga, HEAVY MONTRÉAL, ’77 Montréal et îleSoniq – fait partie de l’archipel d’origine, la seconde est une petite nouvelle : elle a été construite en 1965, en 10 mois seulement, avec les 15 millions de tonnes de remblai du métro de Montréal construit à l’occasion de l’Exposition universelle de 1967. Elle accueille entre autres le Formula 1 Grand Prix du Canada, et on y trouve le Casino de Montréal et le bassin olympique, le plus grand bassin artificiel d’aviron en Amérique du Nord.

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Au cœur de l’action

Il faut rendre à César ce qui est à César : Montréal ne serait pas une île sans le fleuve Saint-Laurent. Prenant sa source dans les Grands Lacs et se jetant à 1600 km à l’est d’ici dans l’Atlantique, le fleuve fait de notre ville une plaque tournante du trafic maritime depuis 200 ans et l’un des centres financiers et industriels du Canada depuis 150 ans. Ce n’est pas près de changer puisque le Port de Montréal reçoit quelque 2200 cargos par année et le terminal de croisières complètement rénové et repensé du Grand Quai voit débarquer chaque année quelque 100 000 plaisanciers pendant la saison des croisières, qui s’ouvre début mai et s’étire jusqu’à la fin d’octobre.

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La couronne verte et rutilante de MTL

Bon d’accord, ce n’est pas l’Everest, mais notre « montagne », le mont Royal, est le poumon vert de notre ville et nous en sommes fiers ! « Culminant » à 233 m, elle est une figure emblématique de la métropole québécoise et abrite quelques trésors architecturaux : l’oratoire Saint-Joseph, le chalet du Mont-Royal, le majestueux ancien hôpital Royal Victoria et même le stade Mémorial Percival-Molson (où joue l’équipe de football professionnelle locale, les Alouettes), sans oublier la fameuse croix du Mont-Royal. Une bonne moitié de la « montagne » est couverte de cimetières, et malgré une idée reçue, ce n’est pas un volcan ! Elle a été formée il y a belle lurette d’une intrusion souterraine de magma, et il n’y a aucun risque de voir un jour de la lave en jaillir.

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Des rues qui ont perdu le nord

À Montréal, le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest sont des concepts flous! En effet, comme dans la plupart des grandes villes canadiennes, les rues de Montréal sont organisées selon un plan quadrillé : ses principales artères vont d’est en ouest et du nord au sud. Le hic, c’est que ce serait vrai si le Saint-Laurent coulait d’ouest en est; c’est le cas, sauf qu’à Montréal, il fait un virage au nord. C’est pourquoi notre nord est plutôt à l’ouest, notre ouest est plutôt au sud, et ainsi de suite. Peu importe, cela ne nous empêche pas d’admirer le soleil se coucher tout au bout du boulevard Saint-Laurent, qui, comme chacun sait, va du sud au nord…

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Une position géographique à la merci des saisons

Notre emplacement sur le continent nord-américain, à l’intersection de plusieurs zones climatiques, fait que nous avons quatre saisons qui ont du chien : quand il fait chaud à Montréal, il fait vraiment chaud, et quand il fait froid… En raison de notre climat continental humide, les précipitations sont nombreuses : 200 cm de neige par hiver et près de 80 cm de pluie par an. Heureusement, nous profitons aussi de 2000 heures d’ensoleillement annuel, ce qui est nettement plus que dans certaines villes européennes à une latitude identique ou légèrement inférieure.

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Une géographie urbaine fascinante

Doté de quelques ouvrages remarquables, notre relief urbain ne manque pas d’intérêt non plus. Nous avons le Stade olympique et sa célèbre tour inclinée, la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, et le pont Jacques-Cartier qui enjambe le fleuve. Quelque 36 millions de véhicules traversent chaque année l’imposante structure à poutres en porte-à-faux de 10,4 km. Ce géant d’acier fait l’objet d’une gigantesque installation lumineuse interactive intitulée Connexions vivantes. Autre ajout récent à la géographie urbaine de la ville : la promenade Fleuve-Montagne, un parcours de 3,8 km qui relie les deux emblèmes de la métropole québécoise, le fleuve Saint-Laurent et le mont Royal.

Jamie O’Meara

Jamie O’Meara, rédacteur

Jamie O’Meara est rédacteur en chef pour C2 Montréal. Il a été le rédacteur en chef du journal alternatif hebdomadaire HOUR Magazine.

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