Musique électronique montréalaise 101

Robyn Fadden

Depuis la fin des années 1960, Montréal se démarque comme l’une des capitales de la musique électronique nord-américaine, s’amusant avec les nouvelles technologies et les styles soniques. De nombreux festivals, salles dédiées à l’art numérique et boîtes de nuit font écho toute l’année aux sons électro évolutifs de Montréal.

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Les Montréalais font grand bruit

Une kyrielle de producteurs électro reconnus ont affiné leur art à Montréal, entourés d’une communauté d’autres musiciens inspirants et de fans qui ont embrassé leurs sons dès leurs premiers pas. Soyez à l’affut de ces Montréalais qui ont gagné les grandes scènes (peut-être ont-ils déménagé à Berlin?) : le platiniste hip-hop et techno A-Trak, la star synth-techno Tiga, le duo électro-funk Chromeo, la musicienne électro-pop Grimes, le percussionniste haïtien-montréalais Kaytranada, le duo énergique électro-dance Adventure Club, le producteur house Jacques Greene, le pionnier du deep-noise Tim Hecker, l’artiste et DJ innovateur Kid Koala, la beatmaker atmosphérique Marie Davidson, la vedette électro-hip-hop futuriste Lunice, les légendes des pistes de danse Misstress Barbara et DJ Mini, le clubber underground RYAN Playground, le trio électro Black Tiger Sex Machine, le roi du «vomitstep» Snails, l’as techno-house Mayssam, le minimaliste du dub Deadbeat, le visionnaire techno-house Mike Shannon, la compositrice multi-instrumentaliste Myriam Bleau, le maître de l’ampli Vilify, le B-Boy afrofuturiste Shash’U, l’artiste rythmo-atmosphérique CRi, le producteur techno intergalactique Iron Galaxy, l’innovateur de RAW Records Thomas White, le producteur house relax Project Pable, la magicienne minimaliste Claire, le duo techno Pelada, l’expert du moody house High Klassified, l’inventeur du transcendent global beat Pierre Kwenders et bien d’autres artistes qui repoussent les limites du genre.

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Bonheur expérimental pour les oreilles

Entre les expérimentations influencées par la musique classique dans des labos universitaires à la fin des années 1960 et le Red Bull Music Academy qui a duré un mois en 2016, Montréal offre depuis longtemps un terrain fertile aux artistes électro avant-gardistes. Et la ville compte une foule de festivals pour mettre de l’avant leur travail. Le Printemps numérique, un événement montréalais annuel, permet de profiter des nouvelles récoltes en matière de créations électro, qui vont de la musique expérimentale aux installations d’art public. Dans son sillage, différents événements se succèdent : Chromatic, une grande exposition festive pour tous les âges (mai), ELEKTRA, un festival d’art numérique et vivant (juin), MUTEK, un événement international multisensoriel (août), Sight & Sound, une suggestion électro d’Eastern Bloc (septembre) et Akousma, un rassemblement de compositeurs qui repoussent toutes les limites (octobre).

Tout le monde dehors

Toutes les excuses sont bonnes à Montréal pour se rassembler à l’extérieur. Et la musique électronique permet de le faire… peu importe le temps qu’il fait. Il y a 15 ans naissait Piknic Electronik sous la statue de Calder, au parc Jean-Drapeau. Aujourd’hui, c’est un phénomène international qui accueille des DJ sur deux scènes, tous les dimanches de l’été. L’un des plus importants festivals musicaux de l’été, Osheaga, fait aussi la part belle aux producteurs locaux et internationaux sur sa scène électro au début d’août. Le festival électro-dance ÎleSoniq prend d’assaut le même parc quelques semaines plus tard. Vient ensuite MEG Montréal, au centre-ville, avec son électro, indie et hip-hop contemporain et son Électro parade. L’animée rue Crescent reçoit aussi sa dose d’électro, avec le festival Villa Paradizo, en septembre. Et le pendant hivernal de Piknic, Igloofest, fait danser les festivaliers en plein air, dans le Vieux-Port, pendant les mois les plus froids.

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Fierté électro

La scène électro-dance actuelle doit une partie de son succès et de son identité à la culture gaie underground des années 1980 et 1990, y compris celle de Montréal. En août, Fierté Montréal célèbre cette histoire grâce à une foule d’événements et de fêtes où la musique électro est à l’honneur (tout comme les danseurs!). Les grands partys LGBTQ+ Black & Blue et Bal en blanc soulignent cet héritage tout en regardant vers l’avenir. Le Club Unity et le Sky font aussi danser le Village tous les week-ends.

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Des boîtes vibrantes

Dans quelques boîtes de nuit montréalais, on n’arrête que rarement la musique! Les grands noms de l’électro-dance se produisent au New City Gas, une ancienne usine convertie en salle de spectacle et en boîte de nuit. La boîte-boutique du Vieux-Montréal Peopl et la boîte lounge Velvet Speakeasy regorgent de bons DJ et de beau monde. Dansez aux rythmes de producteurs avant-gardistes au Newspeak, au Salon Daomé ou au Datcha presque tous les soirs de la semaine. Et restez à l’affut des soirées spéciales de la Société des arts technologiques (SAT), du Groove Nation et du Belmont.

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Jusqu’aux petites heures…

Les afterhours ont eu la vie dure dans les dernières années (reposez en paix, Playground, Sona et Aria), mais le Stereo (et son système de son du tonnerre) résiste à l’épreuve du temps depuis que le producteur Angel Moraes l’a fondé en 1998. Non loin de là, vous trouverez les trois espaces du Circus, installé dans le Village depuis 2004. Par ailleurs, des événements underground font surface de temps à autre, au gré des organisateurs. La Bacchanale, qui a renoué avec le party Ancient Future au Vieux-Port en septembre, ou la galerie Never Apart s’allient à des boîtes de nuit et des festivals de façon sporadique, proposant des performances expérimentales et des nuits dansantes.

Robyn Fadden

Robyn Fadden, blogueuse

Découvrir des groupes de musique, s’émouvoir d’une œuvre d’art, et occuper son énergique bambin sont autant de choses auxquelles se consacre l’auteure et rédactrice montréalaise Robyn Fadden. MUTEK, l’hebdo culturel Hour, ARTINFO et CKUT 90,3 FM sont au nombre des événements qu’elle a couverts.

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