Où prendre un verre à Montréal : 17 nouveaux bars

Bars et pubs
Freddi - Carpaccio
JP Karwacki

JP Karwacki

En 2026, parmi les nouveaux bars de Montréal, on retrouve autant des salles d’écoute que des coins discrets nichés dans des hôtels ou bien des brasseries de quartier où la cuisine est encore ouverte après minuit. Cette année nous a donné des établissements qui vont du bar à cocktails où la musique provient d’une collection de vinyles jusqu’à un club de billard à l’intérieur du Forum, en passant par une cave à manger libanaise et une cuisine aux arômes des Caraïbes qui reste ouverte tard – tous offrent suffisamment de divertissements pour la soirée entière. Quelques-uns se retrouvent sur la liste des meilleurs bars à cocktailsou buvettes, tandis que d’autres sont réputés pour leur terrasse lorsque la météo le permet. Voici par où commencer pour célébrer un événement important ou pour un 5 à 7 décontracté.

1. Numéro

Alex Quinton cherchait un endroit où prendre un martini après son quart de travail sans devoir faire la queue ni s’époumoner pour se faire entendre. C’est ainsi qu’il a conçu le Numéro avec Marc Flynn et Félix Poirier, ses deux partenaires du défunt Entre-Deux. Kevin Botchar et Studio Kiff ont su donner une allure brutaliste à ce bar de quartier : acier inoxydable, cuir brun, bouteilles dissimulées et éclairage tamisé. Personne ne reste debout ni n’attend plus de 10 minutes avant de recevoir sa consommation, ce qui fait partie du concept. Les martinis sont servis devant vous dans des verres réfrigérés, mais il est aussi possible de boire de la Labatt 50. Quant aux tapas, elles sont servies jusqu’à la fermeture.

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2. Sample

Situé sous l’Arcadia Hôtel Boutique dans un bâtiment de pierres grises datant de 1863, Sample est le premier établissement de l’équipe des bars La Chambre froide et El Pequeño à faire passer la musique avant les cocktails. Le son est à l’honneur grâce à un amplificateur McIntosh MC275, une acoustique digne d’un studio d’enregistrement et une collection de 150 vinyles établie par l’artiste montréalais SIMBO qui met l’accent sur la musique soul, jazz, funk et disco. Les cocktails sont embouteillés à l’avance pour aller plus vite, avec des options sans alcool et des tartines salées sur pain de seigle pour agrémenter une carte délibérément peu variée. On vous encourage à laisser votre téléphone de côté, mais sans vous mettre la pression.

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3. Pub Prince

L’ancien emplacement du bar Suwu, au coin de Prince-Arthur, a été repensé par Renaud Lambert et Peter Mant comme un endroit où se retrouver, plutôt qu’une autre boîte de nuit. La firme d’architecture Ivy Studio a opté pour un style taverne : murs violet profond, lambris laqué, repose-pieds sous le bar et table de billard à l’arrière. Le chef Pierre Morneau, qui a travaillé au Cadet et au Miracolo, compare la carte à un menu d’un Applebee's haut de gamme : des bretzels faits maison aux bâtonnets de fromage, en passant le hamburger de poitrine de bœuf hachée servi à point. La cuisine est ouverte jusqu’à 1 h et les 5 à 7 ont lieu tous les jours.

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4. Beyt

Beyt, qui signifie « maison » en arabe, est une appellation qui convient parfaitement à cette cave à manger. Anthony Gebrayel et Angélique Custeau, tous deux formés à la sommellerie, empruntent le modèle européen : faites-y un saut pour un café, un petit verre, un repas ou une bouteille à emporter. La carte des vins évolue constamment et est composée d’importations privées ainsi que de vins nature, dont certains sont versés directement du baril. La cuisine de la chef Mariane Boutet, anciennement du Majestique, s’inspire des racines libanaises de Gebrayel pour offrir des côtelettes d’agneau au zaatar et des aubergines farcies servies sur labneh. C’est Gebrayel lui-même qui a aménagé le restaurant, des arches au bar en blocs de verre.

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Freddi - Intérieur

5. Freddi

L’Hôtel William Gray a conçu un bar d’hôtel à la touche japonaise de 50 places qui s’ouvre sur le Living Room, sous un toit de verre. Konstantin Chakhnov, également chef du restaurant voisin Maggie Oakes, a créé un menu raffiné : tartare de wagyu et os à moelle avec chips de taro, morue noire glacée au miso et à l’érable, ainsi que deux plats de témakis à partager. Les cocktails sont inspirés par des concepts de la culture japonaise, comme le wabi-sabi (imperfection) et l’omotenashi (hospitalité), ce qui donne, par exemple, un martini garni de nori et d’olives farcies de fromage bleu. Les sakés ont leur propre section sur la carte des vins.

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6. 5 à Set

Les meilleures amies Maïté Gray-St-Gelais et Juliane Larin, dont l’amitié est née de leur amour commun du reggaeton, ont créé le 5 à Set – une série de séances d’écoute dans les cafés, les bars et les hôtels de Montréal – pour faire jouer des albums emblématiques du début à la fin. Jusqu’à présent, les soirées ont mis en vedette l’album Greatest Hits d’Al Green sur vinyle au Cantinova, ANTI de Rihanna au Savsav, un programme double dédié à Michael Jackson et une célébration de l’anniversaire de B’Day de Beyoncé au W. Les événements sont bilingues et le bas prix des billets fait en sorte qu’ils s’envolent rapidement. Alors, consultez l’horaire et faites vite pour ne rien manquer.

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7. Le Rodman

L’ancien Waverly au coin de la rue Saint-Viateur a laissé sa place au resto-bar Le Rodman grâce à Akim Acacia, aussi propriétaire du restaurant Pikliz à Saint-Henri, qui a transformé l’établissement en bar des Caraïbes qui devient de plus en plus animé au cours de la soirée. Le créateur de cocktails Maximilien Jean, qui a également travaillé au Cloakroom, a conçu une carte des cocktails autour d’ingrédients typiques de la cuisine haïtienne : un Mai Tai adouci par le crémasse, un martini au goût de djon djon et un ti-punch classique. La cuisine de la chef Lordna Christina reste ouverte jusqu’à 2 h pour vous permettre de déguster l’assiette de fritay composée d’acras, de griot, de plantain et de pikliz. La musique aux rythmes d’afrobeat, de kompa et de hip-hop s’occupe du reste. 

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Lovebird - Boisson

8. Lovebird

Dans une ruelle derrière l’Hôtel Nelligan, une petite porte s’ouvre sur les voûtes en pierre où le groupe hôtelier Corner Collection a aménagé un bar à cocktails et salon d’écoute. L’Atelier Zébulon Perron a opté pour le style boudoir avec des murs recouverts de miroirs, des tons orange brûlé et des oiseaux blancs qui ornent les draperies, un design qui a obtenu la reconnaissance des Grands Prix du design. Les concerts de musique acoustique, jazz ou soul sont donnés par des artistes de Montréal, pour la plupart, pour la modique somme de 20 $ ou 25 $. Le Lovebird offre des cocktails créés à partir de spiritueux québécois, comme ceux provenant des distilleries Cirka et Menaud, et le menu propose de petites assiettes allant des huîtres fumées aux guédilles au homard, en passant par du caviar sibérien.

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9. Bar Hiba

Situé au deuxième étage de l’Hôtel Humaniti, le Bar Hiba prend son nom d’un cyprès japonais, une essence de bois reconnue pour durer. Conçu par le chef Jean-Sébastien Giguère, du Coureur des Bois et de Restaurant h3, le restaurant de 2000 pieds carrés se caractérise par son décor de chaudes boiseries et son éclairage feutré. Le barman en chef Mickael Bouvier assortit la précision japonaise à la créativité montréalaise, du Ginza Gold (gin au miel, saké, Lillet et sésame grillé) aux cocktails sans alcool, comme le Wabi-sabi fait de sirop de riz à sushi et de thé vert. Le menu s’inspire des izakayas pour offrir gyu tataki, sake donburi et maki au homard. Des DJ mettent de l’ambiance du jeudi au samedi. 

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10. Willie's Clubhouse

Au quatrième étage du Forum, l’équipe qui nous a donné le Montréal Bowling et le Muni a transformé un espace de 3000 pieds carrés en salle de billard sans néons et sans tapis déchiré. Ivy Studio a créé une atmosphère de pub anglais d’antan avec des tables de billard à huit boules dans la grande salle et une petite salle attenante avec des cibles de jeu de fléchettes bien éclairées malgré la lumière tamisée, où écouter jazz, soul et rap new-yorkais. Le menu du bar propose plusieurs types de martinis, un Dirty Negroni à base de Tanqueray infusé d’olives et de la nourriture de pub assez simple pour être dégustée pendant une partie.

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11. Alfred Café Buvette 

Que ce soit pour un café matinal ou pour un cocktail de début de soirée, la buvette du Petit Dep reflète l’ambiance locale avec ses produits de première qualité. Établi sur Le Plateau, Alfred Café Buvette offre une grande variété de cafés, de pâtisseries et de produits d’épicerie fine, de même qu’un vaste choix de cocktails mettant en vedette des spiritueux du Québec.

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12. Minnibar

Tongue Bui a passé une décennie à concevoir des boîtes de nuit comme Stillife et Flyjin, puis a décidé d’ouvrir un café. Son nom provient des minibars dans les chambres d’hôtel parce que l’on y retrouve un peu de tout. Le resto-bar est ouvert tous les jours de 8 h, pour l’expresso, à 23 h, pour un petit verre, sur un bout déserté de la rue Mansfield. La salle de 35 places offre 10 sièges autour du bar derrière lequel se trouve un four à bois pour les soirées pizza omakase hebdomadaires. Les cocktails de Joshua Hornstein contiennent des ingrédients inusités comme de la spiruline ou du safran, et pour un supplément, vous pouvez ajouter du caviar à presque tous les plats, y compris au poulet frit.

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13. Le Billy

L’ancien Palco sur la rue Wellington s’est transformé en bar et salle de spectacle dont le nom rend hommage au défunt Billy Walsh, une figure importante de la communauté à qui la Wellington doit beaucoup. Patrick Mainville et Hugues Gagnon ont conservé l’ambiance des lieux, mais en y ajoutant une scène où les artistes du coin peuvent se produire, qu’il s’agisse de musique, de chanson ou d’humour. La carte des cocktails fait référence au quartier avec des boissons comme le Dragon de Verdun, conçu à partir de rhum jamaïcain et de rhum à la noix de coco Rosemont, et le Welly Swing, à base d’hibiscus et de sumac. Les plats vont du currywurst berlinois au macaroni au fromage cuisiné avec du cheddar québécois Bergeron.

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14. Bar Edicola

Andreas Vecchio et son cousin Diego Lovino ont passé leur enfance à acheter des revues italiennes dans cet ancien commerce de magazines de la rue Cypress. Lorsque le local s’est retrouvé à louer, ils s’en sont emparés avec Pablo Rojas, réunissant les équipes du Bar Caffettiera, du Cloakroom et du bar à vins Provisions. Attention, le café vient avec des règles à respecter : les tasses n’ont qu’une seule taille, pas d’américano, pas de sirops et pas de demandes spéciales. Les soirées sont plus décontractées grâce à une carte des vins exclusivement italiens, allant du nero d’Avola au Barolo, en plus d’un grand choix de cocktails italiens classiques. Le menu propose des assiettes à partager, comme les artichauts frits accompagnés de mayo aux champignons et le pecorino sardo avec miel.

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15. Bobby’s

Les copropriétaires Dan Haber et Trevor Barnes ont créé un bar de quartier, entre la salle de loisirs des années 1970 et la taverne sans chichis, où se sentir à l’aise et boire aussi bien une bière froide qu’un cocktail classique, et même manger des grignotines salées en accompagnement. On y sert de la Pabst et de la Sapporo, pas de la double IPA, des negronis et des martinis, pas des boissons signature à 25 $. Vous trouverez une table de billard sous un puits de lumière dans la salle du fond. L’ambiance se veut décontractée et la musique sans prétention, comme un hommage aux bars de quartier montréalais qui sont disparus.

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16. Bar Limone

Situé sous le restaurant Siamo Noi, le Bar Limone célèbre la culture des cocktails à l’italienne, avec un soupçon d’impertinence. Le bar-salon de 34 places conjugue éclairage chaleureux, intérieur somptueux et boissons qui allient la tradition à l’inspiration. Les negronis sont présents, bien entendu, mais ils côtoient des créations comme le Golden Grove (sorbet au citron, vodka au basilic et prosecco) et les cocktails sucrés inspirés du tiramisu. L’ambiance est feutrée et détendue, ce qui convient bien à un rendez-vous galant, aux petits groupes ou à un début de soirée en solo.

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17. NINI

À l’intérieur du Sofitel Montréal Le Carré Doré, le salon à cocktails NINI ajoute personnalité et élégance au bar d’hôtel. Son nom provient de Nini Lopez, muse de Renoir, et son décor est empreint de lumière naturelle et des couleurs rose et or. Les cocktails sont à la fois amusants et raffinés : des classiques français à faible pourcentage d’alcool, des spritz sans alcool et des spécialités maison comme le mélange gin, framboise et rhubarbe. Le menu concocté par le chef Olivier Perret comprend du pâté de canard en croûte et des clubs sandwichs à la truffe.

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JP Karwacki

JP Karwacki

JP Karwacki est un rédacteur et journaliste montréalais dont les textes sont parus notamment dans le Time Magazine, le Montreal Gazette, le National Post, le Time Out et le NUVO Magazine. Installé à Montréal depuis plus de 15 ans, il se fait un plaisir de diffuser les nouvelles au sujet des bonnes choses à voir, à manger et à boire en ville. Mi-raconteur, mi-flâneur (avec des traits de boulevardier), cet ancien employé de la restauration passait ses temps libres à penser aux restaurants et aux bars et à lire et à écrire à leur sujet.
 

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