Marisela Amador

Marisela Amador est une journaliste qui travaille dans la communauté Kanien'kehá:ka de Kahnawà:ke. Lorsqu'elle ne rapporte pas l'actualité, elle se promène dans sa ville préférée au monde, Montréal. D'origine latino-américaine, elle aime la bonne nourriture et les boissons, l'art, la culture et passer du temps avec ses amis.

daphne: Un lieu où découvrir l’art et la culture autochtone

Marisela Amador

Marisela Amador est une journaliste qui travaille dans la communauté Kanien'kehá:ka de Kahnawà:ke. Lorsqu'elle ne rapporte pas l'actualité, elle se promène dans sa ville préférée au monde, Montréal. D'origine latino-américaine, elle aime la bonne nourriture et les boissons, l'art, la culture et passer du temps avec ses amis.

Cet article a été mis à jour le 16 mai 2022.

Le centre daphne est le premier centre d’art de Tiohtà:ke (Montréal en kanien’kéha) qui est géré par des artistes autochtones. C’est un lieu convivial où le public peut découvrir l’art autochtone contemporain et où sont encouragés les échanges productifs entre les Autochtones et les non-Autochtones.

Il a été fondé par quatre célèbres artistes anishinaabeg et kanien’kéha:ka, soit Skawennati, Hannah Claus, Nadia Myre et Caroline Monnet. Le centre s’est engagé à mettre en valeur les œuvres d’artistes autochtones émergents et celles d’artistes établis ou en pleine évolution, cela par le biais d’expositions, d’ateliers, de résidences et autres initiatives de conservation de l’art.

Comme le dit la directrice générale Sonia Robertson, « nos intentions étaient, et sont toujours, de favoriser les rencontres et les échanges créatifs dans un contexte rassembleur où les gens se sentent à l’aise ».

Le centre a pris le nom de Daphne en hommage à l’artiste odawa-potawatomi Daphne Odjig, qui est décédée.

« Nous avons volontairement choisi une devanture de magasin, car nous voulions que les Autochtones et non-Autochtones se sentent libres d’entrer : on peut parfois se sentir intimidé devant une galerie d’art ».

Pour sa première année d’activité, quatre expositions d’artistes autochtones québécois ont été organisées au Centre daphne, notamment celle de Teharihulen Michel Savard, un artiste de Wendake, et celle de l’Innue Sonia Robertson.
 

Alors que les mesures sanitaires qu’a imposées la pandémie de COVID continuent de se relâcher, le daphne se prépare au lancement d’une remarquable série d’expositions interactives et immersives, qui permettra au public de plonger dans le monde des Premières Nations, à la découverte de leur histoire, de leur savoir et de leur culture.

« Nous venons d’inaugurer la première exposition de notre deuxième année d’activité. L’artiste exposée est Suzanne Morrissette, une Métisse du Manitoba qui réside à Toronto », explique Lori Beavis.

Inaugurée le 7 mai et intitulée Translation, l’exposition consacrée à Suzanne Morrissette est présentée jusqu’au 18 juin. Elle explore les relations qui existent entre le corps humain et le paysage.

Translation comprend des œuvres multimédias réalisées par l’artiste entre 2013 et 2022, d’une projection vidéo interactive à du travail sonore en passant par des créations plus traditionnelles à deux dimensions comme des aquarelles.

Cette année, le daphne agira aussi à titre de galerie satellite dans le cadre de la sixième Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), à l’occasion de laquelle elle présentera sa propre sélection sur le thème choisi : Land Back.

Au cours des deux dernières années, le mouvement Land Back, qui se réfère aux actions et aux campagnes menées en vue de la récupération de terres et d’écosystèmes ancestraux, a pris de l’ampleur au pays.

« Au début du mois de juillet, nous présenterons une exposition intitulée nikotwaso, de l’artiste atikamekw Catherine Boivin, dont le commissaire est Jessie Ray Short, un Métis », explique la directrice générale. Elle sera à l’affiche du 9 juillet au 27 août.

La galerie travaille actuellement à la programmation automnale, qui comprendra notamment une exposition réunissant, pour la première fois, trois artistes : Carrie Allison (Crie), Christian Chapman (Anichinabé de Fort William) et Mathew Vuckson (Déné des Territoires du Nord-Ouest).

L’exposition, pour laquelle Lori Beavis agira elle-même à titre de commissaire, sera consacrée à du perlage « alternatif ».

« Il ne s’agit pas de perlage au sens où on l’entend habituellement. Le perlage sera utilisé ici dans des peintures de grand format et de l’animation, entre autres techniques », confie-t-elle.

Avant cela, il sera possible de voir Versification, à l’affiche du Centre daphne à compter du mois de septembre, une exposition consacrée à January Marie Rogers, une artiste kanien’kehá:ka (mohawk) des Six nations de la rivière Grand, dont le commissaire est Ryan Rice, de Kahnawake.

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