Semaine de relâche à Montréal : mode d'emploi

Jamie O'Meara

À Montréal durant la semaine de relâche? Il y a tant à faire que vous ne saurez où donner de la tête! Activités déjantées, apéros, bonnes bouffes, virées nocturnes et brunchs du lendemain : nous avons tout en rayon pour vous faire passer une semaine inoubliable!

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Activités déjantées

En plus d’une vingtaine d’activités hors du commun, dont le soccer bulle, la bataille de Nerf, le tir à l’arc extrême et le quidditch, Le Ministère du cricket (et autres sports orphelins), un des gymnases les plus surprenants du Québec, offre maintenant un jeu d’évasion nommé Sherlock Holmes, à mi-chemin entre expérience en 3D et expo sur le célèbre détective. Vous n’avez pas froid au yeux? Sachez que Montréal est la capitale du lancer de hache. Défoulez-vous (en toute sécurité) à Maniax, à l’Académie Rage ou à Sports de combat. Vous aimez la vitesse? Vortex Racing possède des simulateurs de course professionnels dernier cri (des petites merveilles à 4000 $) qui vous procureront toutes les émotions de la F1. Ceux qui cultivent la lenteur pourront toujours boire la vue sur le Vieux-Montréal et le centre-ville à bord d’une cabine tempérée de La Grande roue de Montréal, dans le Vieux-Port (forfaits offerts).

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Apéro et bonne bouffe - 1re partie : Plateau-Mont-Royal

Apéro et bon repas sont essentiels à toute soirée qui se respecte. On se met dans le bain, et on prend des forces pour la suite. Si votre virée débute dans Le Plateau-Mont-Royal, sachez que le bar Le Majestique propose cocktails, huîtres et plats du tonnerre dans un lieu que peuple une faune branchée. Non loin de là, rue Duluth, vous trouverez la microbrasserie Le Réservoir et, juste en face, le Bar Suzanne, un nouveau venu qui sert une délicieuse cuisine fusion (miam, des dumplings!). On mange et on boit bien aussi dans les restos L’Gros Luxe (genre Bloody Caesar coiffés d’un sandwich au fromage fondu, de rouleaux de printemps ou de rondelles d’oignon) et au Big in Japan, qui sert de petites assiettes dans un décor qui a fait « gros » bruit.

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Apéro et bonne bouffe - 2e partie : centre-ville

Si vous êtes au centre-ville, mettez le cap sur Imadake, une autre izakaya (pub japonais) servant de petites portions dans une ambiance animée (qui a sûrement à voir avec la spécialité de la maison, les « sake bomb »). Dans le même genre, le joyeux Biiru fait aussi le délice des jeunes professionnels du centre-ville, qui aiment aussi se défouler après une journée de boulot au bar du moment, le Furco, non loin. La Taverne Square Dominion est aussi un bon choix, avec sa succulente cuisine de pub, ses cocktails à l’ancienne et sa déco des années 1920. Un peu au nord du centre-ville, rue Sherbrooke, se trouve la brasserie artisanale Benelux, où manger un hot-dog de style européen et boire de bonnes broues en toute décontraction. À l’intersection de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent se trouve le plus chic Accords Le Bistro, un resto sympa où prendre un verre et manger en plein cœur de l’action. À un jet de pierre de là, en face du légendaire Café Cléopatra, bar d’effeuilleuses et de drag-queens (vestige du Red Light District montréalais), se trouvent la Taverne Midway, revampée avec soin, et sa carte fournie d’alcools et de cocktails. En marchant un peu au sud, vous tomberez, si vous le cherchez (indice : c’est au sous-sol), sur le Le Mal nécessaire, un chouette bar tiki qui donne dans le cocktail délirant inspiré des boissons polynésiennes et les tapas chinoises.

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Nouba d’enfer — 1re partie : Plateau-Mont-Royal

Bon, une fois rassasié, c’est le temps de passer à l’action. Dans les cinq pâtés de maisons du boulevard Saint-Laurent qui se trouve dans le Plateau, et les rues adjacentes, il y a une vingtaine de clubs, petits et moyens, où danser toute la nuit. Techno, bass, dub, hip-hop, club, house et tous leurs hybrides et composés font se déhancher au Tokyo, au Rouge, au Muzique, au Belmont (qui présente aussi des concerts, de hip-hop, le plus souvent) ainsi qu’au Blizzarts et au Blue Dog, deux petites salles adjacentes. À l’imposant Apt. 200, à l’allure de gigantesque appartement, c’est la fiesta garantie, tout comme au Café Campus, où on se trémousse les mardis, les jeudis et les week-ends.

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Nouba d’enfer — 2e partie : centre-ville

C’est au centre-ville et dans le Vieux-Montréal que se trouvent les poids lourds de la vie nocturne montréalaise. L’étonnant et vaste New City Gas, dans un ancien bâtiment industriel (un peu au sud du centre-ville) est une expérience en soi. C’est dans la rue Crescent et ses artères avoisinantes que se réunissent aussi les fêtards d’ici et d’ailleurs, au Jet Night Club, au Copacabana, au Sir Winston Churchill Pub Complex, au Thursday’s au Club Electric Avenue et au Cinq. Rue Sainte-Catherine Est, les mythiques Foufounes électriques proposent des soirées de danse (électro, pop, punk) plusieurs fois par semaine. Un plus à l’est se trouve le Newspeak, temple invitant de l’électro, et plus loin encore, le Village gai, quartier général montréalais de la nouba. Stereo et Circus, deux grands clubs où danser jusqu’au petit matin, sont réputés pour la qualité de leur son et leur DJ de grande renommée; Club Unity et Complexe Sky (divers styles musicaux) sont des musts de la communauté LBGTQ.

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Une fringale?

Demandez à quiconque sort la nuit quel est le meilleur endroit où se ravitailler en poutine quand on a une petite faim et il y a de bonnes chances qu’on vous réponde La Banquise. C’est un peu excentré, à deux pas du parc La Fontaine, dans le Plateau, mais cela n’empêche pas des hordes affamées d’y faire la queue jour et nuit pour commander une des 30 variétés de poutine qu’on y sert. Boulevard Saint-Laurent, on peut manger smoked meat et varenikis (les pierogi en version ukrainienne) à la pomme de terre à la Maison du bifteck Main Deli, ouvert jusqu’à 5 heures du matin et où, paraît-il, Leonard Cohen traînait autrefois. À propos de viande fumée, sachez qu’au centre-ville, rue Sainte-Catherine, le Dunn’s Famous Deli, ouvert jour et nuit, est un authentique casse-croûte à l’ancienne, avec banquettes de cuir rouge et tabourets de comptoir. De retour boulevard Saint-Laurent, on se « refait une santé » au Montreal Pool Room (qui, contrairement à ce que son nom laisse entendre, ne possède aucune table de billard). On y servirait, jusqu’à 4 heures du matin, les meilleurs « steamés » en ville (des hot-dogs dans un petit pain chauffé à la vapeur). En remontant la Main (le boulevard Saint-Laurent), vous arriverez à une autre institution montréalaise (mais plus santé, celle-là), Patati Patata, connu pour sa poutine végé et ouverte jusqu’à 2 heures du matin.

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Brunch du lendemain

Les noctambules le savent, il n’y a rien de tel que les restos de dim sum du quartier chinois pour se remettre d’une bonne brosse (cuite), et pas seulement parce qu’il y en a en forte concentration entre le centre-ville et le Vieux-Montréal (la Maison Kam Fung, rue Saint-Urbain, est très prisée). Dans le Plateau, à l’ombre du mont Royal, se trouve le fameux Café Santropol, où mordre dans un délicieux et gigantesque sandwich santé dans un chaleureux décor hétéroclite. À quelques pâtés de maison de là, on brunche au Beautys Luncheonette, avenue du Mont-Royal, un authentique diner ouvert en 1942, et à Bagel etc, boulevard Saint-Laurent, connu pour ses sensationnels huevos rancheros au bacon. Toujours sur la Main, Lawrence sert un brunch qui compte de nombreux adeptes, qui reviennent pour sa qualité, son prix et sa décontraction. Rue Fairmount, Fabergé fait aussi recette avec ses plats audacieux (essayez sa gaufre au poulet frit ou sa poutine déjeuner). Dans la même rue, ne manquez surtout pas de faire un tour à Fairmount Bagel, où l’on prépare jour et nuit l’authentique bagel montréalais à la renommée internationale, remède de choix à la gueule de bois. Enfin, si c’est d’un petit remontant dont vous avez besoin, pour vous remettre en train, optez pour SuWu, où les brunchs du week-end arrosés de mimosas vous redonneront assez de peps pour redémarrer la journée, et reprendre cette liste depuis le début.

Jamie O’Meara

Jamie O’Meara, blogueur

Jamie O’Meara écrit pour The Montreal Gazette, C2 Montréal et Moment Factory, entre autres. Il préside également aux relations avec la presse anglophone du festival d’humour Juste pour rire et est l’ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire culturel indépendant Hour.