Quoi faire à Montréal du 23 au 29 mars

Isabelle Wolfmann

Est-ce l’arrivée (théorique) du printemps? Montréal est en pleine effervescence cette semaine : douceurs, musique, salons, baseball et hockey… C’est un « remue-méninges » grisant!

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Les cabanes à sucre en ville

À Montréal, on aime tellement les produits de l’érable que nous n’attendons pas que les arbres coulent : nous installons des cabanes à sucre en ville et y allons nous sucrer le bec gaiment!

Sur la promenade Wellington, à Verdun, « le plus gros party de bûcherons en ville » bat son plein. Mets traditionnels, boissons revigorantes, artisanat, expo photo, barbiers (besoin d’un coupe printanière?) et spectacles de plein air font de l’événement annuel Cabane Panache et Bois Rond un sympathique festival gourmand (jusqu’au 25 mars).

Pour la septième édition du Chef à l’érable, dans le Vieux-Port, c’est le chef Hakim Chajar, du resto Miel, qui est aux fourneaux. Rillettes de maquereau et oreilles de porcelet; os à moelle et fèves aux lards; tarte Tatin aux bananes et pouding chômeur : son menu quatre services est une joyeuse (et copieuse) composition de tradition et de modernité. Petits appétits s’abstenir (du 16 mars au 15 avril).

Vous trouverez dans Le temps des sucres à Montréal d’autres adresses pour faire le plein de douceur en ville.

Les effets positifs de la lumière

Dans le Vieux-Montréal, à la tombée de la nuit, les gigantesques tableaux numériques de Cité mémoire et le spectacle multimédia Aura, à la basilique Notre-Dame, vous en mettront plein la vue. Et n’oubliez pas de jeter un œil émerveillé sur le pont Jacques-Cartier qui, chaque soir, brille de mille feux changeant au gré des saisons et de l’énergie de la ville.

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Les activités pour les frileux

Patinez à la patinoire de l’Atrium le 1000, puis prenez de la hauteur et profitez d’un incroyable panorama sur la ville dans la Grande roue de Montréal (chauffée), la plus haute du Canada (60 mètres), à la Tour de Montréal au Stade olympique ou à l’Observatoire à 360° de la Place Ville Marie. Au 44e étage de cette dernière, mettez-vous au yoga au sommet des mardis soirs. Le top!

À l’Espace pour la vie, le complexe muséal qui abrite le Jardin botanique, le Biodôme, l’Insectarium et le Planétarium, cela bourdonne d’activités : des milliers de beautés ailées virevoltent dans la grande serre du Jardin botanique pour Papillons en liberté (jusqu’au 29 avril) et des spectacles pour les tout-petits (de 4 à 8 ans) et pour les plus grands (7 ans et plus) sont proposés au Planétarium. Détails et horaires ici.

Saviez-vous qu’à Montréal, on pouvait faire du lèche-vitrines sans mettre le nez dehors? Lisez notre guide de magasinage du Montréal souterrain, Les boutiques montréalaises où trouver des souvenirs vraiment cool, Luxe québécois : la crème des designers d’ici et Où trouver des cadeaux gourmands à Montréal. Et pourquoi ne pas faire un tour dans les boutiques des musées montréalais? Livres, bijoux, beaux objets, tout y est. Enfin, rien ne vaut un bon livre, et les librairies en ville regorgent des succès de la littérature québécoise.

Pourquoi ne pas réserver dans une des nouvelles tables montréalaises; ouvrir une bouteille dans un restaurant « apportez votre vin » ou découvrir les nouveaux restos montréalais où casser la croûte? Sinon, avalez une bonne tasse de café, de thé ou de chocolat (cafés indépendants, salons de thé) ou trouvez un coin douillet pour prendre l’apéro (siroter un cocktail, bars cachés, sorties nocturnes). N’oubliez pas de goûter à notre poutine nationale!

En complément, lisez: Où se connecter au wifi à Montréal et Applis utiles quand on visite Montréal.

Vous trouverez également une foule d’idées de choses à faire à l’intérieur ou au grand air dans Les activités gratuites à faire à Montréal ce printemps.

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Les coups de patins et de bâtons

Le Canadien de Montréal, notre équipe de hockey, est en ville et affrontera les Capitals de Washington, le 24, et les Red Wings de Detroit, le 26. Vous pouvez acheter des billets individuels sur le site de revente officiel de l’équipe, La voûte aux billets. C’est simple (et sécuritaire) et, croyez-nous sur parole, vous ne regrettez pas votre expérience dans les gradins remplis de partisans survoltés.

Du Baseball, à Montréal? Oui, nous avons perdu « nos amours, les Expos, mais pas notre passion pour le lancer de balle! Les matchs préparatoires de la Ligue majeure de baseball attirent généralement des hordes d’amateurs au Stade olympique. Cette semaine, les Blue Jays de Toronto affrontent les Cardinals de Saint-Louis, à deux reprises. Jetez-vous sur des billets ici (certains sont à prix très abordables).

Les salons

Pour carburer à plein régime à la belle saison, une visite à l’expo Mangez santé et vivre vert, au Palais des congrès, s’impose (jusqu’au 25 mars). Vous en reviendrez tout ragaillardi. Ce qui vous permettra peut-être de sortir vos atouts au Festival Magic de Montréal, dans une autre salle du Palais (jusqu’au 25 mars). Jeux de cartes, invités spéciaux et séances d’initiation à Donjon & Dragon sont au programme.

À l’hôtel Bonaventure, le Salon audio Montréal fera le bonheur des mélomanes exigeants. Exposants, conférences et zone audio où tester le matériel dans des conditions idéales devraient les faire sourire jusqu’aux oreilles.

Les expos

La 10e édition du festival Art souterrain, qui transforme le réseau intérieur piétonnier en galerie d’art, tire à sa fin. Son parcours vous fera découvrir des œuvres d’artistes d’ici et d’ailleurs. Thème de cette année : Labor Improbus. Le travail, sous toutes ses coutures. Courez-y sans tarder! (Jusqu’au 25 mars.)

À lire en complément : Quand la ville souterraine devient galerie d’art.

« Napoléon est mort à Sainte-Hélène/ Son fils Léon lui a crevé l’bidon ». Quelle tragique destinée, quand même, pour celui dont la taille est inversement proportionnelle à la légende! Heureusement, le premier empereur des Français n’est pas seulement l’objet de comptines et de chansons (« C’est la faute à Napoléon, prétendait Annie Cordy) : le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une superbe expo, Napoléon : art et vie de cour au palais impérial, qui fait « revivre l’ambiance de la cour de Napoléon depuis son couronnement, en 1804, jusqu’à son exil en 1815 ». Conçue par le musée montréalais, avec la participation du Château de Fontainebleau et le soutien du Mobilier national de France, elle documente la pompe, le faste et la vie quotidienne du souverain, avec force œuvres et objets d’art (jusqu’au 6 mai).

Au Musée McCord, voyez Michel Campeau — Avant le numérique. La collection de clichés de l’artiste montréalais porte un regard ému et amusé sur la photo avant l’ère du numérique et donne à voir des portraits de famille et des scènes de la vie quotidienne qui ne laisseront personne indifférent (jusqu’au 6 mai).

Consacrez le reste de la semaine aux autres grandes expos en ville : A Crack in Everything / Une brèche en toute chose, en hommage à Leonard Cohen, au Musée d’art contemporain (jusqu’au 9 avril 2018); Le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 et Porter son identité — La collection des Premiers Peuples, au Musée McCord, (jusqu’au 29 avril). Et voyez ce qui se trame dans les galeries : Centre Phi, DHC/ART, Arsenal, Never Apart, Fonderie Darling, Galerie de l’UQAM et Belgo, notamment.

Au centre d’art 1700 La Poste, l’artiste néerlandaise Elly Strik expose pour la première fois en Amérique du Nord. Au graphite, à la laque, à l’huile et au crayon, elle explore dans des œuvres grand format le monde des rêves, la condition humaine et le féminin (jusqu’au 24 juin).

À voir également, dans l’atrium de l’édifice Wilder, la 20e édition de Parlez-moi d’amour Montréal, une exposition-enchères dont tous les bénéfices sont remis aux Impatients, un organisme qui offre des ateliers de création aux personnes ayant des problèmes de santé mentale. Sur les murs, des œuvres de « vrais » artistes établis et de participants des ateliers, les dernières n’ayant parfois rien à envier aux premières. (Jusqu’au 28 mars). Catalogue de l’exposition ici.

À lire en complément : Le MBAM en 2018 et À voir au MAC en 2018.

Les spectacles de danse

Les Grands Ballets canadiens présentent Le sacre du printemps et L’Oiseau de feu, deux classiques du répertoire revisités par deux jeunes chorégraphes, Étienne Béchard et Bridget Breiner. Stravinski renflammé, à la Place des Arts (au Théâtre Maisonneuve, jusqu’au 24 mars). À la cinquième salle de cette dernière, voyez Le cri des méduses, d’Alan Lake (du 20 au 24).

Le théâtre

Le songe d’une nuit d’été, de Shakespeare, s’offre un nouveau souffle, au Théâtre Denise-Pelletier, et déménage à Hollywood, dans une nouvelle traduction et une mise en scène de Frédéric Bélanger. Avec la grande Maude Guérin (jusqu’au 18 avril). À l’Usine C, la pièce Fredy, d’Annabel Soutar, enquête sur les circonstances tragiques du meurtre d’un jeune Montréalais par un policier. Au Rideau Vert, Impromptu, de Sarah Kernochan, évoque les amours tumultueuses d’une duchesse qui à Paris, dans les années 1830, tenait salon (jusqu’au 21 avril).

Toujours à l’affiche : L’Idiot, de Fiodor Dostoïevski, au Théâtre du Nouveau Monde; Le chemin des passes-dangereuses, de Michel Marc Bouchard, chez Duceppe (jusqu’au 24 mars); Hamster, de Marianne Dansereau, à La Licorne (jusqu’au 24 mars);  La déesse des mouches à feu, de Geneviève Pettersen, au Théâtre de Quat’Sous (jusqu’au 30 mars).

Et pour trouver d’autres idées de sorties culturelles, consultez les sites de La Vitrine et de la Place des Arts.

La musique

Montréal est une ville de musique : il y a des concerts partout, tout le temps!

En musique classique, c’est une semaine qui fait date : Kent Nagano dirige le Requiem de Verdi, une œuvre grandiose pour orchestre, chœur et solistes qui ne laisse personne indifférent (les 24 et 25); à la Salle Bourgie, Les Violons du Roy et le chef Jonathan Cohen donnent trois cantates de Bach (le 25, à 14 h); Edna Stern joue Hélène de Montgeroult au piano (le 27); et le Camerata Royal Concertgebouw Orchertra fait briller Mozart et Brahms (le 28). L’Orchestre Métropolitain présente L’Oiseau de feu, de Stravinski (le 29)

Un peu de chaleur en attendant l’arrivée véritable du printemps? Diego El Cigala enflamme la Maison symphonique d’une irrésistible salsa aux accents flamenco; Antonio Zambujo emplit la Salle Bourgie du saudade du fado (le 23); et Caroline Planté, une guitariste québécoise qui a conquis le monde machiste du flamenco, se produit, en compagnie de Jorane, au Théâtre Outremont (le 24).

Jusqu’au 7 mai, les Francouvertes, concours et festival de musique tous azimuts visant à favoriser l’émergence des artistes de la relève, présentent une belle brochette de jeunes musiciens francophones. Voyez ici.

Les groupes de musique indépendante donnent leur 110 % à la Casa del Popolo, à La Sala Rossa, à La Vitrola, aux légendaires Foufounes électriques et Quai des brumes, au Verre bouteille (Sylvie Paquette, le 26), au O Patro Vys, au Ministère, au Centre Phi (Dominique Fils-Aimé, le 28), au Petit Campus et au Café Campus, au National et à La Tulipe, au Lion d’Or (Martin Lizotte, le 23), à L’Escogriffe Bar Spectacle et au Bar Le Ritz PDB et au Café Atomic, entre autres.

Les grands noms de la musique pop et de la chanson francophone se produisent à la Place des Arts au Centre Bell (Pink, le 23), au MTELUS (Daniel Bélanger, le 24; Badbadnotgood, le 27), au Club Soda (Loud, le 23 ), à L’Astral (Chromatones A Cappella, le 24), à L’Olympia (Allaoua, le 24; Nelly, le 25), au Théâtre Corona (Iced Earth, le 25) et au Théâtre Fairmount (Black Star Riders, le 24; Son Lux, le 26).

Découvrez la crème des musiciens de jazz québécois à l’Upstairs Jazz Bar & Grill (Alain Caron, le 23; Peter Bernstein et Andres Val trio, le 24), au Dièse Onze (Mario Allard, Al McLean, les 2; Normand Deveault, Daniel Thouin, le 24), au Café Résonance et à la Maison du jazz. Pour une formule souper-spectacle, optez pour le Balcon ou le Casino de Montréal.

La nuit

Exprimez-vous en vous époumonant dans les karaokés montréalais et dansez ensuite jusqu’au petit matin dans les boîtes les plus animées en ville : ÖriGn, New City Gas, Newspeak, Circus Afterhours, StereoBar, Stereo, Datcha, Le Belmont, Club Electric Avenue, Salon Daomé, Unity, École Privée, La Voûte, Soubois et Velvet.

Isabelle Wolfmann, rédactrice

Touche-à-tout curieuse, voyageuse et musicienne aimant le bon vin et les petits plats, Isabelle est rédactrice et traductrice pour des sites culturels, des maisons d’édition, des magazines de cuisine et de style de vie. Elle s’est fait, malgré l’hiver, un nid douillet à Montréal, où elle vit, à deux pas du pont Jacques-Cartier, avec son homme et son chat.