Quoi faire à Montréal du 13 au 19 avril

Isabelle Wolfmann

Le Nord et le Sud ont trouvé un port d’attache à Montréal, cette semaine. Pour fêter cette ouverture sur le monde, on plante notre fourchette dans un bon plat de pâtes au fromage! Bienvenue chez nous!

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Ode à la nordicité

Du 4 au 29 avril, les pays scandinaves sont en vedette au Printemps nordique, « une manifestation culturelle d’envergure destinée à vous faire découvrir la grande vivacité créative des pays nordiques ». Théâtre, opéra, danse, cirque, musique, art numérique, art visuel et littérature, c’est une pléiade de spectacles et d’activités qui vous attendent à la Place des arts. En parallèle, une rétrospective Ingmar Bergman est proposée à la Cinémathèque québécoise (du 6 au 30 avril) et l’Orchestre symphonique de Montréal accueillera le chef d’orchestre finlandais John Storgårds pour trois concerts. Programmation détaillée ici.

La force d’un continent

Le Festival international de cinéma Vues d’Afrique est la vitrine du 7e art africain et caribéen en Amérique du Nord. Du 13 au 22 avril, sa 34e édition présente au Cinéma Impérial et à la Cinémathèque québécoise (où le Baobar servira de QG festif à l’événement) une remarquable sélection de films, dont la plupart sont présentés en première mondiale ou canadienne. Ne manquez pas cette occasion de découvrir des œuvres qui ne font pas toujours l’objet d’une vaste distribution.

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Printemps techno

Le Printemps numérique est un bourgeonnement annuel d’activités servant de vitrine à l’art et à l’industrie numériques et permettant de familiariser le public aux œuvres technologiques. Jusqu’au 21 juin, la cinquième édition de l’événement présente des expositions, des spectacles, des installations et des créations sur tout le territoire montréalais, et plus particulièrement au centre-ville. Sa programmation s’entrelace à celle d’autres événements d’importance, comme la conférence C2 Montréal. Il y en a pour tous les goûts, tous les âges et à foison.

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Tout sucre

En préambule, lisez Cabane à sucre pour les nuls. Maintenant que vous avez l’eau à la bouche, sachez que vous pouvez vivre cette douce expérience sans quitter la ville : à Montréal, on aime tellement les produits de l’érable que nous n’attendons pas que les arbres coulent : nous installons des cabanes à sucre en ville et y allons nous sucrer le bec gaiement ! Mais, faites vite, l’événement gourmand se termine en fin de semaine!

Pour la septième édition du Chef à l’érable, dans le Vieux-Port, c’est le chef Hakim Chajar, du resto Miel, qui est aux fourneaux. Rillettes de maquereau et oreilles de porcelet ; os à moelle et fèves aux lards ; tarte Tatin aux bananes et pouding chômeur : son menu quatre services est une joyeuse (et copieuse) composition de tradition et de modernité. Petits appétits s’abstenir (du 16 mars au 15 avril).

Vous trouverez dans Le temps des sucres à Montréal d’autres adresses pour faire le plein de douceur en ville.

Une semaine gratinée

Le temps tristounet vous donne envie d’avaler un plat chaud et réconfortant ? Un macaroni au fromage s’impose! Cela tombe bien, vous êtes en ville pour la quatrième édition de la Mac’n’Cheese Week, à laquelle participent une vingtaine de restaurants qui, tous, y vont de leur copieuse et audacieuse interprétation du fameux plat de pâtes agrémenté de (beaucoup) de fromage (jusqu’au 15 avril).

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Montréal de long en large

Vous voulez prendre de la hauteur ? Profitez d’un incroyable panorama sur la ville dans une cabine de la Grande roue de Montréal, la plus haute du Canada (60 mètres), à la Tour de Montréal au Stade olympique ou à l’Observatoire à 360° de la Place Ville Marie.

Vous avez besoin de lumière ? Dans le Quartier des spectacles, faites la connaissance du Space Monkey dont la silhouette orne les façades des édifices environnants la nuit venue (jusqu’au 31 mai). Dans le Vieux-Montréal, les gigantesques tableaux numériques de Cité mémoire et le spectacle multimédia Aura, à la basilique Notre-Dame, vous en mettront aussi plein la vue. Et n’oubliez pas de jeter un œil émerveillé sur le pont Jacques-Cartier qui, chaque soir, brille de mille feux changeant au gré des saisons et de l’énergie de la ville.

Vous avez besoin de prendre l’air ? Balancez-vous tout en faisant de la musique grâce à l’installation ludique 21 balançoires, de retour pour une huitième année consécutive à l’arrière de la Place des Arts (jusqu’au 27 mai). Plaisir (gratuit) assuré. Ou allez vous balader au parc La Fontaine, au parc Jean-Drapeau, sur l’île Notre-Dame, au parc Maisonneuve ou sur le mont Royal. Les amis de la montagne peuvent aussi vous aider à faire le choix d’une activité nature, en plein cœur de la métropole.

Vous avez besoin de nature ? Fermé pour rénovation, le Biodôme se refait une beauté, mais au Jardin botanique, à l’Insectarium et au Planétarium du complexe muséal Espace pour la vie, cela bourdonne d’activités : des milliers de beautés ailées virevoltent dans la grande serre du Jardin botanique pour Papillons en liberté (jusqu’au 29 avril) et de spectaculaires projections immersives sont présentées au Planétarium. Détails et horaires ici.

Vous aimez le sport ? Les Montréalais aussi, comme vous pourrez le lire dans Les sports professionnels à Montréal. Vous voulez vous essayer au tir à l’arc extrême, au soccer bulle ou au quidditch ? Voici ici. Les sportifs de salon peuvent, quant à eux, jouer aux gérants d’estrade dans les meilleurs bars sportifs de Montréal. Bon match !

Vous avez faim ou besoin de faire des emplettes ? Faites la tournée des marchés publics montréalais. Au centre-ville, rendez-vous au Marché Artisans, l’épicerie fine de l’hôtel Fairmont Reine Elizabeth, où manger de bons petits plats au comptoir de votre choix.

Vous aimez magasiner ? Lisez notre guide de magasinage du Montréal souterrain, Les boutiques montréalaises où trouver des souvenirs vraiment cool, Luxe québécois : la crème des designers d’ici et Où trouver des cadeaux gourmands à Montréal. Et pourquoi ne pas faire un tour dans les boutiques des musées montréalais ? Livres, bijoux, beaux objets, tout y est.

Vous adorez bouquiner ? Les librairies regorgent des succès de la littérature québécoise. Rats de bibliothèque, sachez que Montréal possède un vaste réseau de bibliothèques à la page.

Pourquoi ne pas réserver dans une des nouvelles tables montréalaises ; ouvrir une bouteille dans un restaurant « apportez votre vin » ou découvrir les nouveaux restos montréalais où casser la croûte ? Sinon, avalez une bonne tasse de café, de thé ou de chocolat (cafés indépendants, salons de thé) ou trouvez un coin douillet pour prendre l’apéro (siroter un cocktail, bars cachés, sorties nocturnes). N’oubliez pas de goûter à notre poutine nationale !

En complément, lisez : Où se connecter au wifi à Montréal et Applis utiles quand on visite Montréal.

Vous trouverez également une foule d’idées de choses à faire à l’intérieur ou au grand air dans Les activités gratuites à faire à Montréal ce printemps.

Musées et galeries

« Napoléon est mort à Sainte-Hélène / Son fils Léon lui a crevé l’bidon ». Quelle tragique destinée, quand même, pour celui dont la taille est inversement proportionnelle à la légende ! Heureusement, le premier empereur des Français n’est pas seulement l’objet de comptines et de chansons (« C’est la faute à Napoléon, prétendait Annie Cordy) : le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une superbe expo, Napoléon : art et vie de cour au palais impérial, qui fait « revivre l’ambiance de la cour de Napoléon depuis son couronnement, en 1804, jusqu’à son exil en 1815 ». Conçue par le musée montréalais, avec la participation du Château de Fontainebleau et le soutien du Mobilier national de France, elle documente la pompe, le faste et la vie quotidienne du souverain, avec force œuvres et objets (jusqu’au 6 mai).

Consacrez le reste de la semaine aux autres grandes expos en ville Michel Campeau — Avant le numérique (jusqu’au 6 mai), Le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 et Porter son identité — La collection des Premiers Peuples, au Musée McCord, (jusqu’au 29 avril). Et voyez ce qui se trame dans les galeries : Centre Phi, DHC/ART, Arsenal, Never Apart, Fonderie Darling, Galerie de l’UQAM et Belgo, notamment.

Au centre d’art 1700 La Poste, l’artiste néerlandaise Elly Strik expose pour la première fois en Amérique du Nord. Au graphite, à la laque, à l’huile et au crayon, elle explore dans des œuvres grand format le monde des rêves, la condition humaine et le féminin (jusqu’au 24 juin).

À lire en complément : Le MBAM en 2018 et À voir au MAC en 2018.

Fines lames

Vivez une expérience unique à l’aréna Saint-Louis, dans le Mile End, en assistant au nouveau spectacle de la troupe de danseurs-patineurs du Patin libre, Threshold (Seuil). Sur une chaise installée directement sur la glace, à l’une des extrémités de la patinoire, vous découvrirez une chorégraphie sur glace, entre danse contemporaine et patinage artistique, qui ne pourra vous laisser (vous me voyez venir ?)… de glace (jusqu’au 22 avril)!

Théâtre

Au Théâtre Jean-Duceppe, Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Simon Stephens dans une mise en scène d’Hugo Bélanger, a pris l’affiche cette semaine. Cette adaptation d’un grand succès de librairie nous invite à poser un regard neuf sur la différence et sur nous-mêmes (jusqu’au 19 mai).

Également à l’affiche : Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable, d’Elena Belyeam, au Prospero (jusqu’au 14 avril) ; L’Idiot, de Fiodor Dostoïevski (jusqu’au 14 avril) ; Le songe d’une nuit d’été, de Shakespeare, au Théâtre Denise-Pelletier (jusqu’au 18 avril) ;

 Comment je suis devenu musulman, de Simon Boudreault, à La Licorne (jusqu’au 21 avril) ; Impromptu, de Sarah Kernochan, au Rideau Vert (jusqu’au 21 avril).

Pour trouver d’autres idées de sorties culturelles, consultez les sites de La Vitrine et de la Place des Arts.

À lire en complément : Le guide pratique des théâtres montréalais et Théâtre : quoi voir sur les planches en 2018.

Musique

Montréal est une ville de musique : il y a des concerts partout, tout le temps !

Kent Nagano dirige Bruckner (le 14 avril) et le grand pianiste Maurizio Pollini joue Chopin et Debussy (le 15 avril) à la Maison symphonique.

Jusqu’au 7 mai, les Francouvertes, concours et festival de musique tous azimuts visant à favoriser l’émergence des artistes de la relève, présentent une belle brochette de jeunes musiciens francophones. Voyez ici.

Les groupes de musique indépendante donnent leur 110 % à la Casa del Popolo, à La Sala Rossa, à La Vitrola, aux légendaires Foufounes électriques et Quai des brumes, au Verre bouteille, au O Patro Vys, au Ministère, au Centre Phi, au Petit Campus et au Café Campus, au National et à La Tulipe, au Lion d’Or, à L’Escogriffe Bar Spectacle et au Bar Le Ritz PDB et au Café Atomic, entre autres.

À lire en complément : La musique indépendante montréalaise.

Les grands noms de la musique pop et de la chanson francophone se produisent à la Place des Arts (David Foster, le 13), au Centre Bell, au MTELUS (Papa Roach, le 14 ; Ministry, le 15), au Club Soda (Sword, le 13 ; Michael Sparks, le 14), à L’Astral (JD McPherson, le 14; The Mountain Goats, le 25), à L’Olympia (Rat Trap, le 14), au Théâtre Corona (Rick Astley, le 14 ; Dweezil Zappa, le 15) et au Théâtre Fairmount (Baths, le 14 ; Khruangbin, le 16).

Découvrez la crème des musiciens de jazz québécois à l’Upstairs Jazz Bar & Grill (Paulo Ramos, le 13 ; Lex French et Kevin Dean, le14), au Dièse Onze (Manuel Valera, les 13 et 14 ; François Bourassa, le 13), au Café Résonance et à la Maison du jazz. Pour une formule souper-spectacle, optez pour le Balcon ou le Casino de Montréal.

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La nuit

Vous pouvez vous exprimer en vous époumonant dans les karaokés montréalais, puis danser jusqu’au petit matin dans les boîtes les plus animées en ville : ÖriGn, New City Gas, Newspeak (Whereisalex, le 6), Circus Afterhours, StereoBar, Stereo, Datcha, Le Belmont, Club Electric Avenue, Salon Daomé, Unity, École Privée, La Voûte, Soubois et Velvet.

Isabelle Wolfmann, rédactrice

Touche-à-tout curieuse, voyageuse et musicienne aimant le bon vin et les petits plats, Isabelle est rédactrice et traductrice pour des sites culturels, des maisons d’édition et des magazines de cuisine et de style de vie. Elle s’est fait, malgré l’hiver, un nid douillet à Montréal, où elle vit, à deux pas du pont Jacques-Cartier, avec son homme et son chat.