Les Premiers Peuples au festival Présence autochtone

Daniel J. Rowe

Du 6 au 14 août, la place des Festivals, au cœur de Montréal, résonnera du son des tambours et de la culture des Premiers Peuples dans le cadre de la 29e édition du festival Présence autochtone. Riche et éclectique, la programmation de l’événement annuel fait la part belle aux cultures, à la musique, au cinéma, à la nourriture et à l’art de Premiers Peuples amérindiens et étrangers. Le programme complet du festival sera disponible le 16 juillet, mais en voici déjà quelques grandes lignes.

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Cinéma

Chaque année, le festival consacre l’un de ses volets au cinéma autochtone d’ici et d’ailleurs. Cette année, le film d’ouverture est Mon cri saura parler, un documentaire du réalisateur Santiago Bertolini consacré à Natasha Kanapé Fontaine. Les projections d’autres documentaires et de courts et de longs métrages de cinéastes amateurs ou professionnels se poursuivront à Montréal et à Kahnawà:ke jusqu’au 14 août.

Signalons qu’un autre événement mettant à l’honneur les jeunes cinéastes autochtones a lieu chaque année à Kahnawà:ke, l’Eastern Connection Film Festival, et qu’il propose toute une nuit de courts métrages autochtones projetés de l’autre côté du fleuve Saint-Laurent.

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Musique

Durant huit jours, des musiciens se relaieront sur la scène principale de la place des Festivals et le grand concert de cette année sera consacré aux chants de gorge de Mongolie et au katajaq des Inuits, sous la direction de la compositrice Katia Makdissi Warren. Dans les éditions passées, le festival a présenté des DJ ainsi que des musiciens de folk rock et de musique traditionnelle et industrielle. Au nombre des spectacles attendus cet été, il y a celui des Buffalo Hat Singers et de Northern Voice.

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Art et cuisine

Comme chaque année, la place des Festivals sera transformée pendant l’événement avec d’importantes installations en son centre. Artistes et artisans autochtones y seront en tout temps et y feront démonstrations et performances. Danseurs de cerceaux, sculpteurs de pierre à savon et artistes présentant leurs estampes ont donné à voir leur savoir-faire dans les éditions passées.

Dans le cadre du festival, La Guilde présentera l’exposition NEHIROWISIDIGITAL de l’artiste attikamek Meky Ottawa dès le 25 juillet et le Centre international d’art contemporain de Montréal proposera une exposition d’artistes Two Spirit dans divers lieux afin de célébrer la communauté gaie autochtone.

La cuisine autochtone sera également à l’honneur durant le festival avec des chariots de nourriture qui proposeront diverses préparations, du kombucha aux baies sauvages aux hot-dog de wapiti en passant par des sandwichs au bison.

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Déjà à l’affiche

Si vous ne pouvez attendre jusqu’au mois d’août pour voir des œuvres d’artistes des Premiers Peuples, sachez le Musée des beaux-arts de Montréal présente en ce moment une collection d’œuvres gravées de la cinéaste émérite de la Nation des Wakan-Akis Alanis Obomsawin, qui sont exposées dans un musée pour la première fois. Alanis Obomsawin, œuvres gravées réunit de très belles estampes et douze paniers tressés par des artistes de la communauté d’Odanak.

Au Musée d’art contemporain, on présente jusqu’au 6 octobre Braver le monumental, une rétrospective des 30 années de carrière de l’artiste anichinabée Rebecca Belmore, membre de la Première Nation du lac Seul. La plus importante exposition à ce jour consacrée à cette artiste multidisciplinaire renommée réunit sculptures, installations, photos et vidéos.

Daniel J. Rowe

Daniel J. Rowe, journaliste

De sa côte ouest natale, Daniel J. Rowe a atterri à Montréal après un intermède au Japon. Il s’est notamment distingué par son travail de journaliste et de photographe dans la communauté Kanien’kehá:ka (mohawk) de Kahnawà:ke, au Québec. Fou de culture et maniaque de sport dans le pire sens du terme, c’est aussi un amateur d’alcool et une fine fourchette qui ne dédaigne toutefois pas de manger un hot dog lorsque la tentation se fait trop forte. Roulant à tombeau ouvert sur son vélo, il se fera un devoir de vous reprendre si vous utilisez incorrectement un terme.

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