MTLàTABLE : Phil Tees, du ASADO

Phil Tees est devenu montréalais à 12 ans, lorsque sa famille, qui était installée à Vaudreuil, a déménagé dans la métropole, mais il a passé une bonne dizaine d’années à voyager avant de s’y réinstaller. Durant ce qu’il appelle sa grande tournée du Canada, il a travaillé en cuisine en Alberta, au Nunavut, dans les Territoires-du-Nord-Ouest, à Terre-Neuve et au Québec. En 2017, il s’est joint à l’équipe du HVOR (devenu ASADO), au cœur de l’action des Quartiers du Canal.

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Qu’est-ce que représentent pour vous les Quartiers du Canal?

C’est la maison, parce que j’habite à 10 minutes du resto. J’adore le quartier; c’est ici que je sors manger avec ma femme à toutes les semaines. J’ai plein d’amis restaurateurs ici. Ce que j’aime c’est que t’as le côté centre-ville, urbain, mais pour moi qui est grand fan de la campagne, c’est le fun de pouvoir aller sur le bord de l’eau et de prendre une petite pause.

Qu’est-ce qui vous a frappé lors de vos premières visites?

L’amour du quartier. Il y a de la gentrification partout, et c’est sûr que Griffintown et la Petite-Bourgogne ont beaucoup éclaté, mais c’est fait avec respect, ici. Ça a commencé avec Joe Beef, côté restauration, et Joe Beef est tellement ancré dans ce qu’était la Petite-Bourgogne à la base que je crois que tout le monde a essayé d’y venir avec le plus grand respect. Tu regardes des places comme Liverpool House, Perles et Paddock – il y a un amour du quartier qui est là.

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Où allez-vous pour des emplettes de dernière minute?

Au Marché Atwater. J’ai tout au bout des doigts!

Où allez-vous pour vous dégourdir après une longue journée?

Au Foiegwa. C’est ouvert tard, c’est délicieux, et avec l’Atwater Cocktail Club à côté, t’as vraiment tout. Perles et Paddock aussi c’est un de mes préférés dans le coin.

Quelle est la saveur particulière qu’ASADO ajoute au quartier?

De la verdure! Nos abeilles, notre gros jardin… on offre un tour du jardin à tous les clients, et il y a même une table parmi les légumes. On a trois rotations : printemps, été, automne. Certaines choses, comme les épinards et le chou frisé, peuvent pousser encore un peu même après la neige.

Qu’est-ce qui faisait venir et revenir les gens au HVOR, selon vous?

La nourriture. On travaille des ingrédients locaux et canadiens le plus possible, on essaye de raconter une histoire avec la nourriture qu’on fait, et on sert nos ingrédients le plus naturellement possible.

Quels sont certains produits québécois que vous utilisez régulièrement?

Durant l’été, on travaille avec tous les légumes de la Ferme de l’Île de Montréal. Sinon, on utilise aussi beaucoup l’alcool québécois, comme du gin de Rawdon, ainsi que les truites de la Ferme Piscicole des Bobines, de East Hereford.

Avez-vous un ingrédient coup de cœur ces temps-ci?

J’ai découvert le safran des Cantons-de-l’Est, élevé par Maison Le Clan – c’est insane. Ce n’est pas achetable, c’est 45 $ du gramme, mais c’est tellement bon. Je suis aussi tombé en amour avec la fromagerie La Station, particulièrement l’Alfred Grand Cru. Il est seulement disponible à la fromagerie parce qu’ils en font si peu.

Isa Tousignant

Isa Tousignant, blogueuse

Isa Tousignant est une journaliste art et style de vie résidant dans le quartier multiculturel Parc Extension de Montréal. Elle est collaboratrice à la rédaction du magazine Canadian Art et écrit à la pige pour une variété de revues et de marques. Elle crée également des bijoux et se passionne pour le costume animalier et son rôle dans l’art contemporain.

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