Montréal célèbre un siècle de sports

Montréal est un paradis pour les amateurs de sports. Chaque année, son calendrier bien rempli d’activités sportives de niveau professionnel et amateur attire des hordes de fans du monde entier à des événements sportifs de haut calibre, comme le Formula 1 Grand Prix du Canada et la Coupe Rogers de tennis, sans parler des matchs des Canadiens, des Alouettes et de l’Impact. Pour souligner un siècle de sports‑spectacles à Montréal, voici un aperçu de faits marquants, de victoires inoubliables et d’exploits sans précédent liés à de nombreux grands noms du sport.

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Montréal sous l’égide des dieux du hockey

À tout seigneur tout honneur! Commençons par la franchise la plus légendaire de l’histoire du hockey, le Club de hockey Canadien. Anciennement surnommés les Habitants, un nom que les anglophones ont abrégé en Habs et qui leur est resté, les Canadiens de Montréal comptaient parmi les six équipes originales de la Ligue nationale de hockey et ont gagné un nombre record de 24 coupes Stanley, depuis la toute première qu’ils ont remportée au terme de la saison 1915‑1916. À deux exceptions près, toutes ces victoires ont été décrochées à domicile, sur la glace du fameux Forum de Montréal. C’est sur cette patinoire que des légendes comme Jean Béliveau, Dickie Moore, Maurice Richard, Doug Harvey et Jacques Plante ont permis aux Habs de rafler cinq coupes d’affilée, de 1956 à 1960, un record jamais égalé. Le 9 juin 1993, c’est aussi au forum que, sous la houlette de Guy Carbonneau, les Canadiens ont battu les Kings de Los Angeles, dirigés par Wayne Gretzky, lors du cinquième match des impitoyables éliminatoires de la Coupe Stanley. Cette victoire a presque littéralement mis le feu à la ville. Ce fut la dernière Coupe Stanley remportée par une équipe canadienne.

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Un mât à la hauteur des Olympiques

Les Jeux olympiques de 1976 ont métamorphosé le visage de Montréal. L’emblématique Stade olympique, avec son mât de 165 mètres qui se dresse à un angle de 45 degrés (c’est la plus haute tour inclinée au monde), continue de dominer le paysage urbain, tel un phare. Les Jeux olympiques de 1976, dont l’ouverture a été proclamée par la reine Elizabeth II, ont été les premiers jeux à se dérouler au Canada. C’est ici que la gymnaste roumaine de 14 ans Nadia Comăneci a stupéfié le monde entier en devenant la première athlète de l’histoire des Olympiques à obtenir une note parfaite, sept fois plutôt qu’une, et à récolter trois médailles d’or.

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Comme un poisson dans l’eau

En 2005, Montréal a été l’hôte d’un autre événement sportif multidisciplinaire, le Championnat du monde de natation de la FINA. Les compétitions se sont déroulées du 16 au 31 juillet au complexe aquatique du parc Jean‑Drapeau sur l’île Sainte-Hélène. Montréal a été la première ville nord‑américaine à accueillir ce championnat. C’est ici que le plongeur montréalais Alexandre Despatie a fait sensation en remportant deux médailles l’or, une au tremplin de un mètre et l’autre à celui de trois mètres.

Le Grand Prix dans la mire du monde entier

L’événement sportif le plus couru de l’année, le Formula 1 Grand Prix du Canada, attire chaque année jusqu’à 300 000 fans de course de haut niveau. L’édition 2005 du Grand Prix a été la course de Formule 1 la plus suivie au monde et le troisième événement sportif le plus regardé dans le monde, après le Super Bowl XXXIX et la finale de la Ligue des champions de l’UEFA. Le dernier virage du circuit Gilles-Villeneuve, funestement appelé le « mur des champions », fait souvent voler en éclats les illusions des meilleurs coureurs automobiles. Lors du Grand Prix de 1999, le montréalais Jacques Villeneuve, Michael Schumacher et Damon Hill ont tous terminé leur course dans le mur (sur lequel on pouvait lire le slogan Bienvenue au Québec — Welcome to Québec).

Un festival sportif de haute voltige

Empruntant son nom à une créature mythique mi‑lièvre, mi‑antilope, JACKALOPE — le plus important festival de sports d’action du Canada — fait converger vers l’Esplanade du Parc olympique des dizaines de milliers de sportifs dopés à l’adrénaline qui participent aux compétitions de calibre international dans divers sports, dont le skateboard, le base jumping, l’escalade et le vélo fixed gear. En 2017, les compétitions ont atteint leur apogée avec la prestation de l’homme‑oiseau en personne, la légende du skateboard Tony Hawk, qui a fait une démo de 45 minutes sur une rampe construite spécialement pour lui à 40 pieds du sol.

Le ballon ovale toujours populaire

La passion indéfectible de Montréal pour le football est nourrie par les Alouettes de Montréal, l’équipe locale de la Ligue canadienne de football (LCF). Les Als, comme on les appelle affectueusement, ont remporté la coupe Grey à sept reprises, dont six durant les mémorables championnats des décennies 1970 et 2000. Leur victoire de 1977 au Stade olympique de Montréal a attiré une foule record de 68 318 spectateurs au terme d’une saison qui avait attiré en moyenne 59 595 amateurs à chaque match disputé à domicile, un record jamais égalé à ce jour. L’équipe a remporté trois coupes Grey depuis 2000 grâce au phénoménal Anthony Calvillo. Toujours adulé, le célèbre quart‑arrière, aujourd’hui à la retraite, détient toujours le record de l’histoire de la LCF pour le nombre de verges accumulées sur l’ensemble de sa carrière.

Un sport qui s’impose

En 2016, la populaire équipe de la Ligue majeure de soccer, l’Impact de Montréal, a connu une saison historique en atteignant la finale de la Conférence Est, une première dans l’histoire du club. Même si les joueurs se sont finalement inclinés face à leurs rivaux du Toronto FC dans une série de deux matchs à domicile et à l’extérieur, plus de 61 000 fans de l’équipe se sont massés dans le Stade olympique le 22 novembre pour le dernier match de la compétition (que l’Impact a remporté 3 à 2), confirmant la place du soccer sur la scène sportive de la ville.

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Coup sûr pour les fans de baseball

Les Montréalais ont peut-être perdu leurs Expos chéris (pour le moment), mais ils n’ont jamais renoncé à leur passion pour le baseball, un sport profondément enraciné dans la ville. C’est à Montréal que la barrière de la « race » a été brisée, lorsque, le 3 octobre 1945, le club montréalais de niveau triple‑A, les Royaux de Montréal, a embauché le joueur noir Jackie Robinson pour la saison historique de 1946. Cette année‑là, les Royaux ont remporté la petite Série mondiale et le très populaire Robinson a été escorté jusqu’à la gare par une meute d’admirateurs lors de son départ de la ville. Quant aux Expos (ainsi nommés en l’honneur de l’Exposition internationale de 1967, l’Expo 67), ils ont atteint leur sommet en 1994 et affichaient le meilleur bilan de la ligue, soit 74‑40, lorsqu’une grève du syndicat des joueurs a mis fin à la saison et forcé l’annulation des éliminatoires. Pour des raisons financières et de gestion, l’équipe ne s’est jamais relevée et, en 2005, elle a fini par déménager à Washington. L’espoir d’un retour de l’équipe est toujours bien vivant.

Des courts sous les projecteurs

Le tournoi annuel de la Coupe Rogers est l’un des événements les plus attendus de l’année par les amateurs de tennis de Montréal, attirant jusqu’à 200 000 spectateurs. De plus, ce tournoi occupe  la troisième place pour ce qui est de sa longévité, après Wimbledon et l’US Open. La grande Monica Seles a remporté deux de ses quatre victoires consécutives à la Coupe Rogers (de 1995 à 1998) ici à Montréal, soit en 1996 et en 1998, lors de son spectaculaire retour au jeu, deux ans après avoir été agressée au couteau au beau milieu d’un match par un admirateur de Steffi Graf, à Hambourg, en 1993.

Patins à roulettes en folie

Avec des noms aussi loufoques que New Skids on the Block et Les Sexpos, les équipes de l’électrisante Ligue de Roller Derby de Montréal sont les premières équipes non américaines de l’histoire à s’être jointes à la Women’s Flat Track Derby Association (WFTDA), en 2009, trois ans après leur création. Cette année, c’est la toute première fois que les championnats de l’Association se dérouleront hors des États‑Unis. La Ligue de roller derby de Montréal accueillera les compétitions au complexe Claude‑Robillard, du 15 au 17 novembre.

Jamie O’Meara

Jamie O’Meara, rédacteur

Jamie O’Meara est rédacteur en chef pour C2 Montréal. Il a été le rédacteur en chef du journal alternatif hebdomadaire HOUR Magazine.

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