La plus grande collection de souvenirs des Expos de Montréal au monde

Richard Burnett

Le superfan de baseball et des Expos de Montréal, Perry Giannias, a commencé à collectionner des objets des Expos alors que l’équipe de la Ligue majeure jouait sa dernière saison à Montréal, en 2004. Aujourd’hui, il possède « la plus grande collection privée de souvenirs des Expos du monde ». Son précieux trésor compte plus de 1 000 objets, comme un billet du match inaugural de 1969 de l’équipe et un chandail porté par Vladimir Guerrero, qui sera admis au Temple de la renommée du baseball cette année.

La collection de Perry Giannias contient également d’autres souvenirs reliés au baseball, notamment des objets qui remontent à l’époque des Royaux de Montréal. Il a aussi prêté de nombreuses pièces à divers institutions muséales, comme le Musée Grévin de Montréal et le Temple de la renommée du baseball de Cooperstown, à New York.

« J’ai commencé à collectionner des objets, car je me disais que quelqu’un devait le faire. Il fallait préserver cette histoire », explique celui qui est aussi derrière le Gala des célébrités Expos Fest, un événement annuel regroupant à Montréal des anciens des Expos afin d’amasser de l’argent pour la Fondation Kat D DIPG de l’Hôpital de Montréal pour enfants. 

Voici quelques objets phares de sa collection et quelques faits amusants sur les Expos (surnommés « Nos Amours » par les Montréalais), la première équipe du baseball majeur à avoir évolué à l’extérieur des États-Unis. Les Expos, nommés en l’honneur de l’exposition universelle Expo 67, sont nés en 1969 et ont joué 36 saisons à Montréal avant de s’envoler pour Washington, en 2004, où ils sont devenus les Nationals.

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The Rock

Voltigeur et quatre fois champion voleur de buts de la ligue, Tim Raines (surnommé « The Rock ») a été intronisé au Temple de la renommée en 2017 sous les couleurs des Expos. « Je me souviens de chaque moment. Je suis fier d’avoir porté l’uniforme des Expos », a dit le joueur étoile à Perry Giannias à propos de sa carrière à Montréal. « Mon chandail de recrue de 1981 de Raines est au Temple de la renommée, mais celui-ci date de 1980, raconte le collectionneur. J’adore que mes objets soient exposés dans des musées. Ça ne sert à rien de collectionner des souvenirs si personne ne peut les voir. »

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The Hawk

Voici le Gant doré Rawlings remporté par le joueur de champ Andre Dawson (surnommé « The Hawk »), admis à Cooperstown en 2010 sous la houlette des Expos. « J’ai acheté ce trophée 4 000 $, mais aujourd’hui, il vaut trois ou quatre fois ce prix », souligne M. Giannias.

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The Kid

La collection de Perry Giannias compte plusieurs items associés au populaire Gary Carter (« The Kid »), intronisé au Temple de la renommée en tant que représentant des Expos en 2003. M. Giannias possède notamment l’uniforme porté par Carter lors de son dernier match dans la ligue, à Montréal, le 27 septembre 1992. À sa dernière apparition au bâton, le receveur a frappé un double au-dessus de la tête de son ami et ancien coéquipier Andre Dawson pour mener les Expos à une victoire de 1 à 0. Regardez la vidéo ci-dessous pour entendre les 41 802 partisans des Expos exploser de joie à ce moment.

Le dernier coup sûr de Gary Carter : https://www.youtube.com/watch?v=vxfwhRjGg3k

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Jackie Robinson à Montréal

Les Royaux de Montréal formaient une équipe des ligues mineures qui a évolué à Montréal de 1897 à 1960. Elle a été le club-école AAA des Dodgers de Brooklyn à partir de 1939. Cette statue miniature représente l’icône des droits civiques Jackie Robinson, celui-là même qui a fracassé la barrière raciale dans le baseball professionnel avec les Royaux, en 1946, avant d’intégrer les Dodgers, l’année suivante. À sa première partie pour les Royaux, Robinson a frappé un coup de circuit et est immédiatement devenu un héros local. Le joueur a déjà dit de Montréal : « Je me fous d’atteindre un jour la ligue majeure, car cette ville est faite pour moi. C’est le paradis.» La collection de Perry Giannias compte aussi des balles des Royaux signées par Jackie Robinson.

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Larry Doby brise les barrières du sport

Après Jackie Robinson, Larry Doby, intronisé au Temple de la renommée, est le deuxième Afro-Américain à avoir joué dans la Ligue nationale, et le premier dans la Ligue américaine. Cet uniforme est celui qu’il a porté lorsque les Expos lui ont offert son premier poste d’entraîneur. Après avoir accroché son bâton, Doby s’est joint à l’organisation des Expos, en 1969, et est devenu instructeur dans les ligues mineures, en 1970. Il a par la suite été entraîneur des frappeurs sous le gérant Gene Mauch, de 1971 à 1973, puis en 1976.

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El Presidente

Les Expos ont mis sous contrat plusieurs pionniers au fil des années. Felipe Alou est devenu entraîneur de l’équipe en 1992, devenant ainsi le premier Dominicain à occuper ce poste dans la Ligue majeure. Puis, le légendaire lanceur partant Dennis Martinez y est devenu le premier joueur Nicaraguayen du circuit. Martinez est aussi le premier Sud-Américain à avoir lancé une partie parfaite (la 13e de toute la ligue), le 28 juillet 1991, contre les Dodgers de Los Angeles. Ce chandail autographié a été porté par Martinez (surnommé « El Presidente ») durant la saison 1991.

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Pete Rose frappe son 4 000e coup sûr à Montréal

Ce bâton a été signé par l’icône du baseball Pete Rose alors qu’il portait l’uniforme des Expos, en 1984. C’est cette année-là qu’il a frappé son 4 000e coup sûr et qu’il a rejoint Ty Cobb dans ce club sélect. « Je crois que c’est le dernier bâton qu’il a utilisé à Montréal », dit Perry Giannias. 

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Frenchie

Né à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, Claude Raymond a été lanceur pour les Expos de 1969 à 1971, puis a été commentateur pour l’équipe, de 1972 à 2001. Il a rejoint le personnel d’entraîneurs des Expos en 2002 avant d’être commentateur, en anglais cette fois, lors de la dernière saison de l’équipe à Montréal, en 2004. Voici une photo des chaussures de Raymond alors que le populaire joueur québécois (surnommé « Frenchie ») lançait pour les Expos.

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Walkie-Talkie Lasorda

Voici la casquette des Royaux de Montréal et les chaussures portées par la légende du baseball Tommy Lasorda. Lors de sa dernière partie avec les Royaux, en 1960, contre les Bisons de Buffalo, le lanceur gaucher avait rempli les buts et il n’y avait aucun retrait… L’entraîneur des Royaux, Clay Bryant, a voulu sortir Lasorda du match, mais le lanceur de 33 ans l’a ignoré. Il a plutôt regardé vers le ciel et a prié pour qu’un miracle le sorte de cette impasse. « J’ai regardé le ciel et j’ai dit : “Je ne Vous ai jamais demandé de me sortir du pétrin avant, mais je le fais maintenant.” » L’arbitre lui a alors lancé un « Come on! ». Lasorda a répliqué : « Un instant, je parle à Dieu! » Le reste fait partie de l’histoire, comme le raconte le Temple de la renommée du baseball : le prochain frappeur a envoyé une flèche vers le troisième but. La balle a ricoché sur la mitaine de George Risley avant d’atterrir dans celle de l’arrêt-court Jerry Snyder, qui l’a renvoyée au deuxième. Puis la balle était envoyée au premier but pour surprendre un autre coureur. Le dernier lancer de Lasorda pour l’équipe est devenu un triple jeu miraculeux! De ce fait, Lasorda a reçu le surnom de « Walkie-Talkie » du journaliste du Montreal Star, Al Parsley.

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Une mascotte inoubliable

Youppi!, la mascotte adorée des Expos de Montréal, a été dessinée par Bonnie Erickson, aussi derrière Miss Piggy et d’autres personnages des Muppets de Jim Henson. « Il s’est inspiré du grand Rusty Staub, le joueur des Expos surnommé “Le Grand Orange”, explique Perry Giannias en montrant ce costume utilisé en 2004. Lorsqu’il est question de l’histoire des mascottes du baseball, il n’y en a que trois que tout le monde connait : Phillie Phanatic, San Diego Chicken et Youppi! Les meilleures! »

Youppi! a aussi été la première mascotte à se voir expulser d’un match de la Ligue majeure, le 23 août 1989, lors de la 11e manche, alors qu’il se trouvait sur l’abri des Dodgers de Los Angeles. Le gérant des Dodgers à l’époque, Tommy Lasorda, se rappelle que la foule s’est animée. « Youppi! faisait un tapage sur le toit de notre abri! » m’a raconté Lasorda. Regardez l’expulsion de Youppi! dans la vidéo ci-dessous.

Youppi! se fait expulser du match : https://www.youtube.com/watch?v=pmzeK6oAtkk

Après le déménagement des Expos à Washington, en 2004, Youppi! est demeuré à Montréal, où il est devenu la mascotte des Canadiens de Montréal, l’équipe de hockey montréalaise de la LNH. 

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Un logo emblématique

Pendant des années, les gens se sont demandé si le logo des Expos était formé des initiales de son premier propriétaire, Charles Bronfman. En 1985, le New York Times rapportait que « le logo est composé de trois couleurs (bleu, blanc et rouge) et trois lettres : un grand “M” stylisé pour “Montréal”, un petit “e” rouge pour “Expos” dans le coin inférieur gauche et un “b” bleu pour “baseball” sur le côté droit ».  

Aujourd’hui, le logo des Expos de Montréal demeure l’un des plus populaires, tous sports confondus.

 

Richard Burnett

Richard Burnett, blogueur

Richard « Bugs » Burnett est un auteur, rédacteur, journaliste, blogueur et chroniqueur canadien. Il écrit pour des hebdomadaires indépendants ainsi que des publications grand public et LGBTQ. De plus, Bugs connaît Montréal comme une drag queen connaît les produits de beauté.

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