Le gyrophare emblématique au-dessus de la Place Ville Marie

Les quatre faisceaux du gyrophare de la Banque Royale du Canada sur le toit du gratte-ciel emblématique de Montréal qu’est la Place Ville Marie (PVM) sont visibles du haut des airs à plus de 160 km. Ils balaient le ciel montréalais d’une lumière protectrice qui a été vue par des dizaines de millions de personnes depuis que le phare a été installé au sommet de la Place Ville Marie en 1962. 

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Quand la PVM ouvre en 1962, c’est alors le plus haut gratte-ciel du Commonwealth, et le troisième édifice le plus haut sur terre en dehors des États-Unis. La tour cruciforme a été nommée en l’honneur de la colonie catholique de Ville-Marie, fondée en 1642, aujourd’hui Montréal, et se dresse dans l’arrondissement du même nom en plein centre-ville. Le gyrophare original de la Banque Royale du Canada (RBC) avait été installé en 1957 sur le toit de l’ancien siège social, alors situé au 360, rue Saint-Jacques dans le Vieux-Montréal, après que le gérant de l’immeuble, Marshall Smythe, ait remarqué une photo du gyrophare de l’Empire State Building à New York. 

Un document de la RBC rapporte que le gyrophare a été conçu par l’ingénieur Edward Gilbert et construit par Northern Electric : « La conception et la construction du gyrophare se sont déroulées sur une période de huit mois. Il était composé de quatre phares rotatifs d’aérodrome modifiés de type DCB-36. Chaque phare intégrait une lampe à vapeur de mercure à arc court Westinghouse de modèle SAH 2500-A. Ces lampes, toutes nouvelles sur le marché, offraient une puissance lumineuse et une efficacité extrêmement élevées. Elles étaient, à l’époque, la source lumineuse continue la plus intense conçue par l’homme, et leur intensité “s’approchait de celle du soleil”. » 

Quand la RBC a déménagé son siège social à la Place Ville Marie en 1962, le gyrophare a été déplacé du 360, rue Saint-Jacques pour être installé au sommet du nouveau gratte-ciel de 47 étages. Puis en 1974, lorsque les phares ont fait défaut, l’ingénieur en chef de l’époque, Ted Gilbert, a redessiné le tout avec un spécialiste en éclairage, Claude Néon. 

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Un document de la RBC précise : « Ils ont conçu une plateforme rotative sur laquelle ont été installés les quatre phares. Cette plateforme en métal placée au centre du toit devait effectuer une rotation constante pour empêcher les réflecteurs de verre des gyrophares de surchauffer et de fondre sous l’effet des rayons du soleil. Lorsqu’on arrêtait la rotation de la plateforme pour changer les ampoules [des ampoules de 2500 watts], il fallait orienter les phares vers le nord. Les phares étaient reliés à une minuterie astronomique permettant de les allumer au coucher du soleil et de les éteindre à 1 h. » Le gyrophare de la RBC — géré par la Banque Royale du Canada — est devenu un symbole de Montréal et continue encore aujourd’hui à tourner 365 nuits par année.  Il est visible dans le ciel à plus de 160 km, si bien qu’un jour, la RBC a reçu une lettre d’un pilote qui s’était égaré et qui la remerciait de l’avoir aidé à retrouver sa route grâce au gyrophare. 

Denis Dubé, directeur, Médias et relations publiques à la RBC, soutient que : « Le gyrophare est un symbole important, une référence pour les Montréalais. Il exprime le dynamisme et l’effervescence de la vie montréalaise. » 

Richard Burnett

Richard Burnett, journaliste

Richard « Bugs » Burnett est un auteur, rédacteur, journaliste, blogueur et chroniqueur canadien. Il écrit pour des hebdomadaires indépendants ainsi que des publications grand public et LGBTQ. De plus, Bugs connaît Montréal comme une drag queen connaît les produits de beauté.

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