Danse : les spectacles de la rentrée culturelle 2018

Laure Juilliard

Montréal mène la danse ! Voici un palmarès des chorégraphies à ne pas manquer à l’automne 2018.

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Danse Danse

Depuis plus de 20 ans, Danse Danse s’associe à des compagnies renommées, des chorégraphes réputés et de jeunes créateurs inspirants d’ici et d’ailleurs. La saison s’ouvrira avec Giselle, de Dada Masilo (du 25 au 29 septembre), chorégraphe sud-africaine, qui se spécialise avec audace et brio dans la relecture d’œuvres de ballet classique. Sylvain Lafortune et Esther Rousseau-Morin enchaîneront dans un premier duo « sensible et hautement technique » avec L’un L’autre (du 16 au 20 octobre). Suivra un hommage aux figures de la danse contemporaine, proposé par le chorégraphe québécois Eric Gauthier. Ce spectacle est réparti en quatre tableaux : Beating, de Virginie Brunelle; We Love Horses, d’Helena Waldmann; Infant Spirit, de Marco Goecke; et Electric Life, d’Eric Gauthier & Andonis Foniadakis (du 31 octobre au 3 novembre). Ghost, d’Emmanuelle Lê Phan et Elon Höglund (du 13 au 17 novembre), réunit six danseurs de rue exceptionnels dans une chorégraphie à la croisée de la danse contemporaine, des danses de rue et des arts martiaux. L’année 2018 prendra fin avec le spectacle Vraiment doucement du Groupe RUBBERBANDance, sous la gouverne de Victor Quijada, un éloge flamboyant à la transformation des corps inspiré de la culture hip-hop et du raffinement propre au ballet et à la danse contemporaine (du 5 au 8 décembre).

Les Grands Ballets Canadiens de Montréal

À sa deuxième saison au sein des Grands Ballets Canadiens de Montréal, le directeur artistique Ivan Cavallari propose L’Amant de Lady Chatterley de D. H. Lawrence, roman d’amour du début du XXe siècle, transformé ici par la touche unique de la chorégraphe britannique Cathy Marston (du 4 au 13 octobre). Conformément à la tradition, l’année 2018 se terminera avec le classique Casse-Noisette, héritage de Fernand Nault, d’après le conte d’Hoffmann (du 13 au 30 décembre).

L’Usine C

Depuis ses débuts, l’Usine C cultive une libre pensée, hors du temps, des frontières et des cadres disciplinaires. Cet automne, elle vous sert sur un plateau d’argent Mille batailles (du 9 au 10 octobre) et So Blue (les 12 et 13 octobre), de Louise Lecavalier, danseuse et chorégraphe acclamée mondialement, qui « incarne avec passion une danse de l’extrême ». Les 7 et 8 novembre, Lisbeth Gruwez, une habituée de la scène de l’Usine C, vous offre Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan, un solo dans un dispositif minimaliste qui invite au voyage. En décembre enfin, la Compagnie Marie Chouinard est de retour avec le spectacle Les 24 Préludes de Chopin (du 4 au 8 décembre), qui se décline en solo, en duo, en trio et en mouvement d’ensemble. « Contemporain, énergique et poignant. »

Tangente

Acteur majeur de la danse contemporaine depuis 1980, Tangente offre le meilleur de la danse émergente et alternative grâce à des chorégraphes prometteurs à l’aube de leur carrière. À l'affiche, des créations qui étonnent, interrogent, questionnent et influencent. Découvrez l'œuvre Or de Sarah Dell’Ava, une performance de 4 heures s’échelonnant sur 9 jours consécutifs (du 14 au 22 septembre), ainsi que plusieurs programmes doubles et triples à découvrir en octobre et en novembre. Les élèves de deuxième et troisième année de L’École de danse contemporaine de Montréal clôtureront la saison en décembre avec des œuvres originales signées Dany Desjardins, Lucas Viallefond, Iker Arrue, Virginie Brunelle et Anne Thériault.

L’Agora de la danse

Sur le thème « corps et/ou technologies? », lAgora de la danse présente L’affadissement du merveilleux, de Catherine Gaudet, qui propose une vision de l’« histoire épique, cruelle et merveilleuse de l’humanité » (du 26 au 29 septembre). En octobre, l’artiste multidisciplinaire Line Nault prend le relais avec SuperSuper, un triptyque où « corps, son et image sont ici modelés et articulés par un système de localisation » (du 17 au 20 octobre). GROUND, de Caroline Laurin-Beaucage et Montréal Danse, explore ensuite les pulsions de l’individu et du collectif par le truchement de cinq interprètes dans une esthétique cinématographique (du 24 au 27 octobre). En novembre, Lucie Grégoire transporte le spectateur avec Territoires, œuvre-paysage qui dévoile « les grands espaces naturels et leur impact sur nos mondes intérieurs » (du 7 au 10 novembre). Toujours en novembre, Pep Ramis, à plus de 50 ans, étudie dans un solo intitulé The Mountain, The Truth & The Paradise cette formidable machine qu’est le corps dans un espace blanc et dénudé (du 21 au 24 novembre). Karine Ledoyen révèle, quant à elle, la fragilité du corps avec l’œuvre De la glorieuse fragilité, qui « fait écho aux petits et grands deuils que chacun traverse, dont le deuil d’une passion » (du 28 novembre au 1er décembre). L’année 2018 s’achève avec Attabler, le nouveau projet du collectif « la 2e porte à gauche », qui a réuni des chorégraphes et des artistes spécialisés dans les arts visuels sur une période de deux ans (du 5 au 8 décembre).

La Chapelle

Au Théâtre La Chapelle, la danse contemporaine est au rendez-vous avec Hidden Paradise d’Alix Dufresne et Marc Béland, spectacle chorégraphique ludique inspiré des discours de l’économiste et philosophe Alain Deneault sur l’évasion fiscale (du 29 octobre au 6 novembre). En novembre, la chorégraphe Maria Kefirova interprète sa version du célèbre The Nutcracker, « une œuvre créée pour une danseuse, un magnétophone, quatre hautparleurs et 25 kg de noix de Grenoble » (du 12 au 14 novembre). Enfin, Manuel Roque vous présente Bang Bang, pièce qui lui a valu plusieurs prix (du 15 au 17 novembre), et Danse-Cité dévoile Normal Desires, nouvelle création du circassien contemporain Emile Pineault (du 21 novembre au 1er décembre).

Bonne rentrée culturelle!

Laure Juilliard

Laure Juilliard, blogueuse

Laure est la fondatrice du blogue « Une Parisienne à Montréal ». Rédactrice et gestionnaire de communautés, Laure est aussi une globe-trotteuse épicurienne toujours en quête de concepts innovants et de bonnes adresses. Début 2016, elle a cofondé Slow Journeys, un webzine sur le tourisme écoresponsable et design.

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