FIFA : place à l'art sur grand écran

Robyn Fadden

Découvrir des groupes de musique, s’émouvoir d’une œuvre d’art, et occuper son énergique bambin sont autant de choses auxquelles se consacre l’auteure et rédactrice montréalaise Robyn Fadden. MUTEK, l’hebdo culturel Hour, ARTINFO et CKUT 90,3 FM sont au nombre des événements qu’elle a couverts.

Peintres dans leur studio, danseurs sur scène, architectes, orchestres, tous les acteurs et toutes les disciplines artistiques sont à l’honneur au FIFA, le Festival international du film sur l’art, le plus important événement du genre au monde. Du 15 au 27 mars 2022, l’événement culturel montréalais rend hommage au pouvoir de la création au grand écran.

Avec plus de 200 œuvres de 46 pays différents projetés dans les cinémas montréalais ou à voir en ligne partout au Canada, la 40e édition du Festival international du film sur l’art offre une rare occasion de découvrir de courts et longs métrages documentaires ou de fiction canadiens, nord-américains et étrangers — parfois en première mondiale — consacrés à un vaste éventail de pratiques artistiques.

Une programmation variée

Rendre l’art accessible au plus grand nombre, c’est l’une des missions du FIFA, qui chaque année réunit des institutions et des chefs de file de l’industrie, mais aussi des artistes expérimentaux ou plus confidentiels. Bref, il y a toujours quelque chose à découvrir au FIFA !

Pour l’ouverture de sa 40e édition, le festival a choisi Je me soulève, présenté en première mondiale, un film d’Hugo Latulippe consacré à de jeunes acteurs et musiciens mêlant poésie, politique et quête de sens pour créer une œuvre collective au Trident, un théâtre de la capitale québécoise. Emmanuel Schwartz, l’acteur et dramaturge québécois, offre par ailleurs au FIFA son premier long métrage de fiction intitulé Projet Pigeons. Et Firestarter – The Story of Bangarra, de Wayne Blair et Nel Minchin, sert de vitrine à la culture aborigène australienne telle que portée par la troupe de danse contemporaine Bangarra Dance Theatre.

C’est un musée improbable, et fantôme, qui est révélé dans Foedora, le long métrage de Judith Abensour. Avec Sing, Freetown, le réalisateur Clive Patterson propose une aventure théâtrale au Sierra Leone. Le volet FIFA EXPÉRIMENTAL comprend deux films s’intéressant à l’histoire du féminisme de la cinéaste Dora García. La collection Portraits d’artistes est, elle, consacrée à des artistes influents et marquants : Charles Trenet, Jean-Michel Basquiat, Jacques Tati, Joan Mitchell, Georgia O’Keeffe, Amos Oz, Alexandra Kollontaï, Marguerite Duras, Carlos Cruz-Diez, Angélique Kidjo, Daniel Day-Lewis et Anthony Hopkins, notamment.

 

De la scène à l’écran

À Montréal, la danse occupe une place de choix dans le monde de la culture et ce n’est donc pas une surprise que le FIFA lui réserve au Théâtre Outremont un véritable marathon cinématographique, avec La Nuit de la danse, une projection de sept heures réunissant des œuvres consacrées à Hofesh Shechter, à Margie Gillis, à Louise Lecavalier, à Édouard Lock et à bien d’autres danseurs et chorégraphes.

L’opéra aussi passe de la scène à l’écran, avec la première de la production de l’Opéra national de Paris du Faust de Gounod, dirigé par Tobias Kratzer. Licht—Stockhausens Legacy, d’Oeke Hoogendijk, s’intéresse à la production du titanesque cycle opératique du compositeur par l’Opéra national hollandais. Réalisé en collaboration avec l’École nationale du cirque, La somme de nos rêves, de Jérémie Battaglia et Johanne Madore, marie cirque, danse et cinéma. 

 

Cinéma éphémère

Il y a toujours du contenu gratuit au FIFA et, cette année, c’est dans le cadre du volet FIFA POP-UPS, à l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts, que l’on pourra sans bourse délier découvrir Absorptions. Cette carte blanche confiée à Aseman Sabet est présentée en collaboration avec le festival électro MUTEK. À la salle Tudor du grand magasin Holt Renfrew Ogilvy, une carte blanche à Marley Hansen, programmatrice de NOWNESS, s’illustre en une série de courts métrages et on pourra aussi y découvrir des vidéoclips choisis par la productrice Leticia Trandafir.

 

Carte-blanche : place à la créativité

Outre les œuvres en compétition, le FIFA présente la collection Cartes blanches, des films réalisés par le MoMA, Caroline Monnet, NOWNESS, ImagiNATIVE, Ronald Rose-Antoinette, Francis Alÿs, Vidéographe, Kitoko Diva, des programmeurs invités de festivals comme le DART de Barcelone ou le festival Lo schermo dell’arte de Florence ou encore du commissaire tokyoïte Yu Shimizu.

La programmation de cette 40e édition du Festival international du film sur l’art est présentée dans des lieux qui, pour la plupart, sont des salles de spectacle ou des lieux d’exposition : le Monument-National, le Théâtre Outremont, le Centre canadien d’architecture, le Cinéma du Musée et le Musée McCord, notamment, ainsi que le Musée national des beaux-arts de Québec. Mais pour accroître sa portée, le festival propose également sur arts.film, sa plateforme de diffusion en ligne, la quasi-totalité de ses films durant tout l’événement.

Robyn Fadden

Découvrir des groupes de musique, s’émouvoir d’une œuvre d’art, et occuper son énergique bambin sont autant de choses auxquelles se consacre l’auteure et rédactrice montréalaise Robyn Fadden. MUTEK, l’hebdo culturel Hour, ARTINFO et CKUT 90,3 FM sont au nombre des événements qu’elle a couverts.

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