Expos d’été dans les musées de Montréal

Richard Burnett

Richard « Bugs » Burnett est un auteur, rédacteur, journaliste, blogueur et chroniqueur canadien. Il écrit pour des hebdomadaires indépendants ainsi que des publications grand public et LGBTQ. De plus, Bugs connaît Montréal comme une drag queen connaît les produits de beauté.

Cet article a été mis à jour le 6 août 2020.

Postimpressionnisme, les trésors incas et la haute couture font partie des thèmes abordés par les expositions incontournables de l’été 2020 des musées de Montréal.

Mesures de sécurité en place

Le port du masque ou du couvre-visage dans les lieux publics fermés est obligatoire. Plusieurs mesures ont été mises en place dans les musées afin d’assurer la sécurité du public et du personnel des établissements. Les précautions adoptées ainsi que les consignes à suivre pour chaque musée sont clairement indiquées ci-dessous.

À la découverte des momies et du postimpressionnisme

L’exposition itinérante du British Museum Momies égyptiennes : Passé retrouvé, mystères dévoilés fait halte au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) pour reconstituer la vie de six Égyptiens ayant vécu le long du Nil entre 900 av. J.-C. et l’an 180. En plus des momies, l’expo combine art et technologies avant-gardistes, en plus de présenter plus de 200 items de la collection égyptienne du musée londonien. L’expo est prolongée jusqu’au 28 juin.

Les passionnés d’art apprécieront la nouvelle exposition Paris au temps du postimpressionnisme : Signac et les Indépendants, qui s’ouvre le 4 juillet. Cette expo à succès nous transporte au premier Salon des Indépendants, tenu à Paris en 1884, et présente plus de 500 œuvres de Paul Signac (quelque 100 peintures et œuvres graphiques) et des avant-gardes : des impressionnistes (Degas, Monet, Morisot), des fauves (Dufy, Friesz, Marquet), des symbolistes (Gauguin, Redon), des nabis (Bonnard, Denis, Lacombe, Sérusier, Ranson, Vallotton), des observateurs de la vie parisienne (Anquetin, Ibels, Picasso, Steinlen, Toulouse-Lautrec) et, bien sûr, des néo-impressionnistes (Cross, Luce, Pissarro, Seurat, Van Rysselberghe). L’exposition est présentée jusqu’au 15 novembre.

Les services suivants ne seront pas offerts jusqu’à nouvel ordre au MBAM : vestiaire, location d’audioguides sur place, restaurant et café, ateliers, visites guidées et activités éducationnelles. De plus, les salles des collections et des expositions-découvertes ne sont pas accessibles. Momies égyptiennes est pour le moment la seule expo ouverte.

Les visiteurs doivent obligatoirement réserver leur billet en ligne et sélectionner la date et l’heure de la visite. Les billets seront horodatés afin de contrôler le flux de personnes. Cette nouvelle règle assure la sécurité du public et permet de vivre une visite plus intimiste.

Plusieurs mesures ont été mises en place au MBAM afin d’assurer la sécurité du public et du personnel.

Splendeurs incas

Pointe-à-Callière ouvre ses portes au public le 25 juin et offrira une réduction sur le prix d’entrée. À l’affiche, en plus de la majorité des collections permanentes du musée, deux expos temporaires : Les Incas… c’est le Pérou! (jusqu’au 4 octobre 2020) et Dans la Chambre des merveilles (jusqu’au 10 janvier 2021).

L’expo phare explore le monde des Incas et de la culture des Andes (majoritairement du Pérou), de la Préhistoire aux époques contemporaines, à l’aide de près de 300 artéfacts, y compris des pièces d’or et d’argent, des ornements, des bijoux, des vases, des vêtements, des masques funéraires et des objets de rituel époustouflants. Bien que leur domination se soit étendue sur moins d’un siècle (de 1450 à 1532), les Incas ont bâti un des empires les plus impressionnants que le monde a connu, entre l’Équateur et le Pérou, la Bolivie et le Chili.

Il est fortement recommandé d’acheter ses billets en ligne le jour de la visite. De nombreuses mesures sont aussi en place à Pointe-à-Callière pour assurer la sécurité du public et du personnel.

Prêt-à-porter montréalais

Le Musée McCord revient le 23 juin avec une programmation de trois expositions temporaires consacrées à des artistes de Montréal, en sus de sa collection permanente.

Le légendaire créateur de mode montréalais Jean-Claude Poitras (qui a laissé sa griffe dans le prêt-à-porter au cours d’une carrière qui a débuté en 1972) est l’objet d’une rétrospective grâce à Jean-Claude Poitras : Mode et inspirations, qui a été prolongée jusqu’au 2 août.

Chapleau - Profession : caricaturiste explore quant à elle l’univers du populaire caricaturiste québécois Serge Chapleau. Le public pourra y apprécier plus de 150 œuvres, esquisses et illustrations originales créées par l’artiste multidisciplinaire. L’expo est présentée jusqu’au 7 mars 2021, alors que Griffintown – Montréal en mutation, de Robert Walker, est prolongée jusqu’au 15 février 2021.  

Également, à partir du 25 septembre, le McCord accueillera l’exposition très attendue sur Christian Dior, qui rassemblera plus de 50 créations de la riche collection de la marque.

Plusieurs mesures ont été mises en place au Musée McCord afin d’assurer la sécurité du public et du personnel.

Replonger dans les années 1980

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) rouvre le 24 juin avec un horaire revisité (du mercredi au dimanche, de midi à 18 h) et des mesures spéciales. Le public doit réserver ses billets et une case horaire en ligne à partir du 20 juin.

Les visiteurs pourront découvrir ou redécouvrir le travail de plusieurs artistes grâce à la collection du MAC et à des expositions à venir, comme la très acclamée Peindre la nature avec un miroir, qui s’attarde à la peinture canadienne des années 1980 et fait le pont avec des courants modernes. L’expo tire son nom d’une œuvre de l’artiste albertain Ron Moppett, dont les toiles seront en montre aux côtés de celles d’autres Canadiens célèbres comme Betty Goodwin et Robert Houle, entre autres. Les peintures sont issues de la collection du MAC, et certaines seront exposées pour la première fois depuis leur acquisition.

Tout comme Peindre la nature avec un miroir, l’exposition Points de lumière (qui diffuse six œuvres de la collection vidéo de l’établissement) a été prolongée jusqu’au 31 août.

Le MAC propose des mesures spéciales pour assurer la sécurité du public et de son personnel, et encourage les visiteurs à suivre les consignes sanitaires approuvées et recommandées par le gouvernement du Québec

Les services suivants ne seront pas offerts par le MAC : vestiaire, ateliers d’art, visites guidées, visites pour les groupes et fêtes pour enfants. Le camp de jour estival du MAC a aussi été annulé.

L’été au Stewart

À sa réouverture le 25 juin, le Musée Stewart proposera aux visiteurs deux expositions : l’expo permanente Histoires et Mémoires, à propos de la découverte du Nouveau-Monde et de la naissance du Canada, ainsi que l’expo Nuits (présentée jusqu’au 7 mars 2021), qui plonge le public dans quatre univers nocturnes d’après des récits originaux de quatre personnes de lettres populaires du Québec : Heather O’Neill, Simon Boulerice, Dominique Demers et Éric Dupont. Leurs histoires prennent vie grâce à des décors théâtraux et à des artéfacts des collections des musées Stewart et McCord.

Les familles peuvent aussi profiter de la cour du musée, qui offre des vues incroyables sur la ville, et des espaces verts du parc Jean-Drapeau.

Plusieurs mesures ont été mises en place au Musée Stewart pour assurer la sécurité du public et du personnel.

Sainte architecture

Le 13 juin, le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal rouvrira avec l’exposition temporaire Victor Bourgeau. Un évêque et son architecte, qui met en lumière le travail du principal architecte du diocèse montréalais sous l’épiscopat de Mgr Bourget. Bourgeau a construit 200 bâtiments au Québec, y compris le très reconnaissable couvent des Sœurs grises, de même que l’Hôtel-Dieu de Montréal, en 1861. L’exposition se concentre sur le travail d’architecte au 19e siècle et explore les œuvres ecclésiastiques de la carrière de Bourgeau.

Plusieurs mesures ont été mises en place par le Musée des Hospitalières pour assurer la sécurité du public et du personnel.

Du côté du Jardin botanique

Les 75 hectares du Jardin botanique de Montréal abritent quelque 30 jardins thématiques, y compris le Jardin alpin, le Jardin de Chine et le Jardin des Premières-Nations. Les jardins extérieurs (mais pas les serres) rouvriront le 15 juin. En vertu des mesures de santé et de distanciation physique, certaines activités estivales ont dû être annulées.

L’entrée est gratuite du 15 juin au 31 août pour les personnes de moins de 18 ans. Le nombre de visiteurs pouvant entrer sur le site sera réduit, et la réservation de billets en ligne est chaudement recommandée.

Plusieurs mesures ont été mises en place au Jardin botanique afin d’assurer la sécurité du public et du personnel.

Art avant-gardiste au Centre Phi

Le Centre Phi, dans le Vieux-Montréal, lance sa saison estivale le 24 juin avec une toute nouvelle exposition : Émergences et convergences, qui rassemble des œuvres contemplant l’espace à l’intersection du moi, de la technologie numérique, de l’environnement bâti et du monde naturel. L’expo est présentée jusqu’au 6 septembre.

Le 8 juillet, la Fondation Phi pour l’art contemporain lancera son exposition collective RELATIONS : La diaspora et la peinture, qui explore les significations complexes et multiples de l’idée de la diaspora, sa condition et ses expériences telles qu’elles s’expriment dans la peinture. L’expo sera en salle jusqu’au 29 novembre.

Le Centre Phi a mis en place de nombreuses mesures pour assurer la sécurité du public et du personnel, en respectant le protocole élaboré par la santé publique. Les installations sont pensées et aménagées de manière à ce que les visiteurs puissent vivre, de façon sécuritaire et agréable, une expérience enrichissante en toute quiétude.

Château Ramezay

Construit comme résidence privée du gouverneur Claude de Ramezay en 1705, le Château Ramezay est l’un des plus anciens musées historiques du Québec. Ses expositions permanentes et saisonnières illustrent l’envergure de l’histoire de Montréal, mais le Château Ramezay lui-même en raconte long sur le riche passé de la ville. En effet, il a servi de quartier général à l’armée américaine pendant l’invasion de 1775-1776, et Benjamin Franklin y a demeuré lorsqu’il a essayé de convaincre Montréal de se joindre à la cause américaine.  

L’été, le Jardin du Gouverneur (ouvert de 9 h à 16 h jusqu’au 31 octobre), situé derrière le Château, évoque les jardins de Nouvelle-France. L’exposition permanente Hochelaga, Ville-Marie et Montréal explore l’histoire de Montréal, du Québec et du Canada de la préhistoire autochtone au début du XXe siècle.

Du 11 juillet au 4 octobre, le Château Ramezay présente Paysages montréalais – œuvres d’art de la collection de Power Corporation du Canada, une exposition mettant en vedette 30 tableaux de Montréal réalisés par 15 artistes et provenant de l’une des plus importantes collections d’œuvres d’art d’entreprise au pays.

Le musée a été réaménagé pour offrir aux visiteurs une expérience sécuritaire et agréable, conformément aux règles sanitaires. Aussi, pour respecter les consignes en matière de santé, les activités culturelles, les visites guidées et les conférences sont interrompues jusqu’à nouvel ordre.

Notre-Dame-de-Bonsecours

Le public effectue un retour dans le temps au Site historique Marguerite-Bourgeoys (autrefois appelé le musée Marguerite-Bourgeoys et la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours) situé dans le Vieux-Montréal.

Construit en 1771 sur les ruines d’une ancienne chapelle, le Site historique Marguerite-Bourgeoys abrite un musée dédié à sainte Marguerite Bourgeoys, qui a fondé la congrégation de Notre-Dame de Montréal et a été la première enseignante de la colonie en 1663 (elle a été canonisée par le Vatican en 1982). Sur le site se dresse également la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, où Marguerite Bourgeoys repose. La toute nouvelle expo permanente Osez Marguerite! explore l’épopée humaine du personnage et la façon dont son œuvre résonne toujours un peu partout sur la planète.

Notre-Dame-de-Bonsecours possède aussi le surnom de «chapelle des marins» non seulement parce qu’elle donne sur le port, mais aussi parce qu’elle était un arrêt populaire de pèlerinage pour les marins qui arrivaient dans le port (aujourd’hui le Vieux-Port). Les visiteurs peuvent grimper au belvédère pour rejoindre les «anges» et apprécier des vues magnifiques sur le Vieux-Port et le Vieux-Montréal.

Toutes les mesures prescrites par le gouvernement en matière de santé sont appliquées afin d’assurer la sécurité du personnel et du public. Les visiteurs peuvent réserver leurs billets en ligne à lepointdevente.com ou les acheter à la porte de manière sécuritaire. Le site est ouvert tous les jours pendant l’été, de 10 à 18 h.

Richard Burnett

Richard « Bugs » Burnett est un auteur, rédacteur, journaliste, blogueur et chroniqueur canadien. Il écrit pour des hebdomadaires indépendants ainsi que des publications grand public et LGBTQ. De plus, Bugs connaît Montréal comme une drag queen connaît les produits de beauté.

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