Yoko Ono en vedette à Montréal

L’art de la légendaire Yoko Ono est au cœur de l’exposition grandement attendue LIBERTÉ CONQUÉRANTE/GROWING FREEDOM, présentée du 25 avril au 15 septembre à la Fondation Phi pour l’art contemporain, dans le Vieux-Montréal.

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Pionnière et avant-gardiste

Artiste multidisciplinaire nippo-américaine née à Tokyo en 1933, Yoko Ono est une visionnaire qui, dans les années 1950 au Japon, a remis en question le concept de l’art et de l’objet artistique. Elle a repoussé les frontières établies de l’art et a été associée à l’art conceptuel, à l’art-performance et au Fluxus, un réseau international d’artistes et de compositeurs fondé dans les années 1960.

La carrière riche de Yoko Ono s’étend sur plus de 50 ans, et sa grande variété d’œuvres est donc parfaite pour la Fondation Phi pour l’art contemporain, fondée par la philanthrope culturelle montréalaise Phoebe Greenberg.

«L’exposition souhaite refléter l’immense influence de Yoko Ono sur les pratiques artistiques contemporaines, la perception de l’art et l’activisme en art», souligne la Fondation.

Chapeautée par Gunnar B. Kvaran et Cheryl Sim, cette rétrospective du travail de l’artiste se divise en deux sections, présentées dans les deux bâtiments de la Fondation : Les instructions de Yoko Ono et L’art de John et de Yoko.

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Les instructions de Yoko Ono

Cette première partie s’attarde aux «instructions» qui mettent l’accent sur le rôle du visiteur dans leur réalisation. Les spectateurs découvriront des instructions écrites, dont Lighting Piece (1955), de même que des œuvres participatives, comme Mending Piece (1966), Horizontal Memories (1997) et Arising (2013).

Cette section comprend également l’œuvre Water Event (1971/2016), à laquelle douze artistes de Montréal et du reste du Canada ont participé. 

L’art de John et de Yoko

La deuxième partie de l’exposition explore les projets collaboratifs pour la paix entrepris par Yoko Ono et son mari décédé, John Lennon.

Parmi le lot de projet présentés, notons Acorn, la campagne War is Over et le légendaire bed-in de Montréal, dont le 50e anniversaire sera souligné le 26 mai. Cette partie de l’expo présentera aussi les histoires de gens qui ont participé au bed-in, racontées dans leurs mots.

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Le bed-in de Montréal

En 1969, John et Yoko ont tenu leur célèbre bed-in pour la paix à l’hôtel montréalais Fairmont Le Reine Elizabeth (qui a rouvert en juillet 2017, après des travaux de rénovation de 140 millions de dollars). Le couple avait réservé les chambres 1738, 1740, 1742 et 1744 pendant 7 jours, à partir du 26 mai 1969. Ces quatre chambres adjacentes ont depuis été transformées en une seule suite, la 1742.

C’est là, le 1er juin 1969, que John Lennon et Yoko Ono ont enregistré leur hymne anti-guerre Give Peace a Chance, avec quelques autres, dont Dr Timothy Leary, Petula Clark, Allen Ginsberg, Tom Smothers et Dick Gregory.

Pour commémorer l’anniversaire du bed-in, la Fondation Phi pour l’art contemporain présentera, le 25 avril, Les histoires du bed-in à Montréal, une table ronde accueillant des participants de l’événement historique. La conférence est présentée en anglais et les places sont limitées. L’entrée est gratuite et se fait sous le principe du premier arrivé, premier servi.

Richard Burnett

Richard Burnett, blogueur

Richard « Bugs » Burnett est un auteur, rédacteur, journaliste, blogueur et chroniqueur canadien. Il écrit pour des hebdomadaires indépendants ainsi que des publications grand public et LGBTQ. De plus, Bugs connaît Montréal comme une drag queen connaît les produits de beauté.

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