Danse : ça bouge cet automne à Montréal

Laure Juilliard

Que se passe-t-il en danse à Montréal cet automne? Voyez les programmations inspirantes et audacieuses qui vous attendent à la rentrée.

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Entre plaisir et découverte

Pour célébrer son 20e anniversaire, Danse Danse invite des compagnies renommées, des chorégraphes célébrés et de jeunes créateurs inspirants d’ici et d’ailleurs. Partez en voyage durant la saison 2017-2018 avec des spectacles du Québec, de Vancouver, de New York, d’Oslo, d’Helsinki, de Barcelone, de Londres et de Taipei. La Compagnie Marie Chouinard ouvre le bal avec Le Cri du monde + Soft virtuosity (les 26 et 27 septembre), qui sera suivi de Jérôme Bosch : Le Jardin des délices (du 28 au 30 septembre). En octobre, Andrew Skeels propose Rose of Jericho, un hymne à la diversité entre danse contemporaine, classique et urbaine (du 10 au 14 octobre). En novembre, honneur au chorégraphe, compositeur et rock star Hofesh Shechter, dont le retour très attendu se fait avec Grande Finale (du 1er au 4 novembre). La compagnie de danse autochtone britanno-colombienne Dancers of Damelahamid donne Flicker, une chorégraphie multimédia signée Margaret Grenier, présentée en collaboration avec le MAI (du 14 au 18 novembre). En décembre, Les Ballets Jazz de Montréal proposent Dance Me, un hommage au poète et musicien Leonard Cohen sur des chorégraphies d’Annabelle Lopez Ochoa, d’Andonis Foniadakis et d’Ihsan Rustem. Enfin, pour terminer l’année 2017 en beauté, la brillante et longiligne Clara Furey interprète Cosmic Love, sa première chorégraphie collective de cinq interprètes dont elle-même (du 6 au 16 décembre).

Voyez toute la programmation 2017-2018 de Danse Danse.

Musique et spiritualité

Les Grands Ballets, récemment installés dans les locaux de l’Édifice Wilder, ont un nouveau directeur artistique, Ivan Cavallari, qui signe une première saison mettant à l’honneur les jeunes chorégraphes et les créations étrangères. Cet automne, il propose, entre autres, le programme double Stabat MATER. En première partie, le chorégraphe roumain Edward Clug modernise de sa patte prometteuse le chef-d’œuvre du baroque italien Stabat Mater, de Pergolèse. Dans un second temps, le chorégraphe allemand Uwe Scholzla, disparu prématurément il y a une dizaine d’années, offre une interprétation remarquable de la Symphonie no 7 de Beethoven avec un « ballet sur pointes, ciselé comme un diamant » (du 11 au 28 octobre). Bien sûr, à l’arrivée de Noël, le célèbre Casse-Noisette est de retour sur scène pour enchanter petits et grands (du 14 au 30 décembre). 

Voyez toute la programmation 2017-2018 des Grands Ballets.

Poésie, intelligence et fragilité

De très belles créations locales et étrangères sont à l’affiche de la très pointue Usine C. Place d’abord à l’Australie avec Piece for person and ghetto blaster, une performance signée Nicola Gunn qui « s’interroge sur la notion de résolution de conflit, sur le relativisme moral et sur l’utilité de l’art face à ces dilemmes éthiques » (du 27 au 29 septembre). Un programme double prend le relais, avec Vice Versa de la compagnie belge Mossoux-Bonté, dont la démarche créatrice se situe au croisement de la danse et du théâtre, et l’installation-performance Serpentine, de Daina Ashbee (du 31 octobre au 1er novembre). Frédérick Gravel clôt l’année avec Some Hope for the Bastards, une sombre fête interprétée par neuf danseurs (du 29 au 30 novembre).

Voyez toute la programmation 2017-2018 de l’Usine C.

Creuset de talents

Acteur majeur de la danse contemporaine depuis 36 ans, Tangente offre une saison surprenante appuyée par des chorégraphes prometteurs en début de carrière. À l'affiche, des créations aux visions artistiques audacieuses ainsi qu’un éclectisme radical et inclusif. Cet automne, on remarque les solos puissants de la chorégraphe iranienne Nasim Lootij et de l’artiste des Premières Nations Christine Friday dans Porter l’héritage (du 5 au 8 octobre). On présente ensuite un programme triple, Dansu, en partenariat avec l’Agora de la danse, comprenant des spectacles et des films nippons en présence de trois chorégraphes venus du Japon, Mikiko Kawamura, Kaori Seki, Zan Yamashita (du 18 au 28 octobre). Enfin, Fluidité des genres aborde les stéréotypes de genres, qui seront mis à mal par Sébastien Provencher et Manuel Shink dans un programme double (du 16 au 19 novembre).

Voyez toute la programmation 2017-2018 de Tangente.

Création et audace

À l’Agora de la danse, l’automne 2017 sera marqué par la présentation de six spectacles dans la programmation régulière et d’un programme triple japonais, en collaboration avec Tangente. La saison s’ouvre avec Anne Plamondon et ses Mécaniques nocturnes (du 20 au 23 septembre), « un retour aux sources du premier geste, de la première envie ». L’étonnante artiste plasticienne Sylvie Cotton s’intéresse au mouvement du souffle dans sa performance Le jour se lève (du 2 au 5 octobre), tandis que José Navas célèbre l’amitié avec des interprètes et des collaborateurs qui lui sont chers dans On (du 11 au 14 octobre). Enfin, la nouvelle création de Out Innerspace Dance Theatre présente sept danseurs dans Major Motion Picture, une œuvre qui « explore les thèmes de territoire, de propagande et de croyances au travers d’excentriques personnages sans foi ni loi! ». 

Voyez toute la programmation 2017 de l’Agora de la danse.

Performances pluridisciplinaires

Au Théâtre La Chapelle, on propose une saison très créative (24 projets à l’affiche, dont 16 premières) et on accueille une palette d’artistes de tous horizons et de toutes disciplines. Ne manquez pas la première de La vie attend de Danse-Cité, des chorégraphes David Albert Toth et Emily Gualtieri (du 27 septembre au 7 octobre). Terminez la saison avec Mélanie Demers et MAYDAY à l’occasion de la reprise de sa pièce WOULD, prix de la meilleure œuvre chorégraphique du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2015 (du 11 au 15 décembre).

Voyez toute la programmation 2017-2018 du Théâtre La Chapelle.

Formes expérimentales et hybrides

Au MAI, on mise sur les pratiques artistiques interculturelles et la diversité montréalaise. Voyez Room 2048 de la compagnie multidisciplinaire Hong Kong Exile, une superposition de lumière numérique, de brouillard et de musique pop au cœur des réalités sociopolitiques de la diaspora cantonaise (les 6 et 7 octobre). Retenez votre souffle avec En alerte, une œuvre du marocain Taoufiq Izeddiou, où, avec l’aide de deux musiciens, il fait résonner la poésie arabe contemporaine (les 27 et 28 octobre). Terminez la saison avec La Pileuse, une plongée aux sources même de la danse et du rythme, avec l’artiste plurielle du Burkina Faso, Sarah Elola (les 24 et 26 novembre).

Voyez toute la programmation 2017-2018 du MAI

Laure Juilliard

Laure Juilliard, blogueuse

Laure est la fondatrice du blogue « Une Parisienne à Montréal ». Rédactrice et gestionnaire de communautés, Laure est aussi une globe-trotteuse épicurienne toujours en quête de concepts innovants et de bonnes adresses. Début 2016, elle a cofondé Slow Journeys, un webzine sur le tourisme écoresponsable et design.

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