Un nouveau drapeau et de nouvelles armoiries pour Montréal

Daniel Baylis

Afin de souligner le 10e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, Montréal a redessiné son drapeau et ses armoiries. Ces nouveaux emblèmes ont été dévoilés le 13 septembre 2017. Par l’ajout d’un pin blanc au centre des armoiries et du drapeau, la Ville reconnaît la contribution des peuples autochtones comme fondateurs. Le drapeau et les armoiries de Montréal sont maintenant composés de cinq symboles qui représentent les cinq peuples fondateurs : le pin blanc pour les peuples autochtones, la fleur de lys pour les Français, la rose pour les Anglais, le chardon pour les Écossais et le trèfle pour les Irlandais.

Profitez de votre passage dans la ville pour en apprendre plus sur l’histoire et découvrir un brin de la culture unique de chacun des peuples fondateurs.

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Le pin blanc représente les peuples autochtones

Regroupés au sein de la Confédération Haudenosaunee, aussi nommée « Confédération iroquoise » ou « Ligue des Cinq-Nations », les Haudenosaunee, ou « peuple des maisons longues », comprennent les Mohawks, les Oneidas, les Onondagas, les Cayugas et les Sénécas. Cette confédération est unie par la Grande loi de la Paix, une constitution transmise oralement sur laquelle est fondée la société haudenosaunee. Pour cette dernière, le pin blanc, connu comme l’arbre de la Grande Paix, est un symbole important parce que ses aiguilles sont regroupées en faisceaux de cinq, comme les cinq nations, et parce qu’il possède de grandes branches protectrices et des racines robustes, solidement enfouies dans le sol.

Chaque année, au mois d’août, découvrez la richesse des nations autochtones des Amériques en participant au festival Présence autochtone et explorez la culture sous toutes ses formes. Entre temps, faites un tour à l’Espace culturel Ashukan situé dans le Vieux-Montréal, le premier et le seul établissement permanent au Canada qui se consacre à la diffusion des arts, des artistes et de la culture des nations autochtones. Et, si vous êtes au centre-ville, faites un tour au Café de la maison ronde dans le square Cabot, où la cuisine des Premières nations est mise à l’honneur grâce à des recettes concoctées par le chef George Lenser.

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Le trèfle vert représente les Irlandais

Vous avez envie de goûter à la culture irlandaise de Montréal? Le défilé de la Saint-Patrick de Montréal est le plus ancien défilé du genre au Canada et, techniquement, le plus ancien défilé de la Saint-Patrick tenu sans interruption en Amérique du Nord : il s’est en effet déroulé chaque année depuis 1824, même lors des journées de blizzard ou des années de récession. À défaut d’être en ville au mois de mars, allez boire une pinte de Guinness au pub Irish Embassy, situé à quelques pas du Centre Bell, ou découvrez les nombreux autres pubs irlandais ouverts tout au long de l’année.

Le chardon pourpre représente les Écossais

Organisés chaque année au mois d’août, les Jeux écossais de Montréal sont une excellente occasion d’entendre des cornemuses, d’encourager les athlètes et d’admirer des danseurs écossais. Il suffit toutefois de se promener dans le secteur Mille carré doré et de porter attention aux noms écossais de plusieurs rues pour constater l’importance de la contribution des familles écossaises à l’essor de la ville entre 1840 et 1930. Cela dit, pour avoir un véritable goût de l’Écosse, rien de mieux que de savourer un haggis dans l’un des cinq établissements Ye Olde Orchard, un pub à l’ambiance familiale décontractée, ouvert tout au long de l’année.

La fleur de lys bleue représente les Français

Les Francofolies sont l’un des secrets les mieux gardés de ceux qui vivent à l’extérieur du Québec. Ce festival annuel de musique francophone attire près d’un million de festivaliers et propose plus de 250 concerts, dont 180 spectacles gratuits en plein air. De plus, tous les 14 juillet, la ville prend des airs de fête en commémorant la prise de la Bastille : vous trouverez des gens rassemblés au parc du Mont-Royal, portant le béret et entonnant La Marseillaise. Côté cuisine, eh bien, sachez qu’il est impossible de lancer une baguette sans frapper au moins trois délicieux (et abordables) restaurants français de Montréal.

La rose rouge de Lancastre représente les Anglais (et les Gallois)

À Montréal, pour savourer l’heure du thé en bonne et due forme, nul besoin d’aller plus loin que l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth. Il est d’ailleurs intéressant de noter que c’est dans cet établissement réputé que John Lennon a jadis composé son grand succès Give Peace A Chance. On y sert le thé dans une théière anglaise en porcelaine, tandis que des bouchées sont disposées sur un plateau étagé. Si toutefois vous préférez vous mouiller le bec avec quelque chose d’un peu plus consistant, rendez-vous au Burgundy Lion, un pub britannique moderne alliant cuisine anglaise traditionnelle et ambiance décontractée typiquement montréalaise.

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Daniel Baylis

Daniel Baylis, blogueur

Daniel Baylis est auteur et aventurier. Britanno-Colombien, il a installé ses pénates à Montréal convaincu qu’il y écrirait de la poésie, apprendrait le français et trouverait le grand amour. Ayant connu divers degrés de succès dans ces domaines, ses nouveaux passe-temps incluent les marinades artisanales.

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