Culture autochtone au Festival Présence autochtone

Marisela Amador

Marisela Amador est une journaliste qui travaille dans la communauté Kanien'kehá:ka de Kahnawà:ke. Lorsqu'elle ne rapporte pas l'actualité, elle se promène dans sa ville préférée au monde, Montréal. D'origine latino-américaine, elle aime la bonne nourriture et les boissons, l'art, la culture et passer du temps avec ses amis.

C’est le 3 août prochain que le Festival international Présence autochtone donnera le coup d’envoi à sa 31e édition avec un éventail d’artistes autochtones venant des quatre coins du pays et une impressionnante sélection de films d’ici et d’ailleurs. 

Cette année, le festival a pour thème « La joie arrachée à la nuit », et une grande partie de sa programmation vous propose de plonger dans les cultures autochtones du monde entier et de ce qu’on appelle maintenant le Canada. 

André Dudemaine, réalisateur innu originaire d’Abitibi-Témiscamingue et co-fondateur du festival, a expliqué que le thème a été choisi à la lumière des récentes découvertes de sépultures non marquées sur les sites d’anciens pensionnats indiens partout au pays. 

« D’aucuns croient que nous ne pourrons pas organiser un festival divertissant et excitant à cause de ces découvertes, mais celles-ci n’ont rien de nouveau pour nous, » a affirmé Dudemaine. 

Cette édition du festival comprendra des concerts, des expositions d’art visuel, divers événements théâtraux et même un lancement de livre qui raviront les participants et mettront en lumière les traditions de différentes communautés autochtones. 

« Nous portons le lourd fardeau de l’histoire, et pour y survivre, nous avons besoin d’humour, de poésie et de créativité. Malgré tous les deuils et les traumatismes, les peuples autochtones sont toujours là. Nous pouvons trouver la guérison à travers l’art et la culture et y chercher un meilleur avenir pour les prochaines générations », a-t-il déclaré.

Concerts 

Les festivaliers pourront profiter de 5 soirées de performances mémorables sur la scène Québecor de la Place des Festivals, qui portera pour l’occasion les couleurs des Premières Nations. 

« Le festival offre une grande variété d’expériences et de liens avec les cultures autochtones. En ce sens, nous continuons d’honorer la pensée traditionnelle de l’esprit du cercle, qui dit que chaque élément du cercle est important et a sa place », a précisé André Dudemaine. 

Le 4 août, à 20 h, aura lieu Transmission, un concert qui promet de marquer les esprits en explorant des univers éclatés et en intégrant à la musique classique contemporaine des accords de la pop, du rap soul et du folk autochtones actuels. 

Parmi les invités, on compte l’artiste multidisciplinaire oji-crie Anachnid, lauréate en 2019 du prix de l’autrice-compositrice autochtone de l’année de la Fondation SOCAN, et le rappeur Q-052, qui présentera un nouvel album portant sur les enjeux persistants auxquels sont confrontées les communautés autochtones sur l’Île de la Tortue (l’Amérique du Nord). Le concert mettra aussi en vedette le Nouvel Ensemble Moderne et Forestares, qui s’adonneront à une audacieuse expérimentation collective qui promet d’en renverser plus d’un. 

Les amateurs de concerts pourront également entendre la percutante musique de Samian, membre de la Première Nation Abitibiwinni, qui profitera de son passage au festival, le 6 août, pour lancer son nouvel album. 

Exhibitions 

L’artiste innue Sonia Robertson évoque les territoires vécus dans son installation Umiku Nekaui-assi | Sang de la Mère Terre, qui sera exposée le 2 août prochain à La Guilde, une galerie et institution muséale historique se spécialisant dans l’art inuit et l’art des Premières Nations.  

De plus, la dramaturge atikamekw Véronique Hébert capturera l’imaginaire des spectateurs grâce à Notcimik, là d’où vient notre sang, une performance poético-théâtrale présentée sur la scène Québecor de la Place des Festivals, les 8 et 9 août à 20 h.

Films

Les cinéphiles de tout poil auront l’occasion de voir plus de 60 films qui ont circulé dans de nombreux et prestigieux circuits de festivals de films internationaux. 

Parmi les incontournables, citons A Febre (La fièvre), un film de fiction où un débardeur autochtone à Manaus réfléchit à son pays perdu, et Haudenosaunee Canoe Journey (Périple en canot haudenosaunee), un documentaire de la cinéaste kanien'kehá:ka Roxann Whitebean qui explore les anciennes voies navigables des cinq nations fondatrices de la Confédération haudenosaunee. 

Le Festival international Présence autochtone se tiendra du 3 au 11 août 2021 et prévoit un éventail d’événements extérieurs et intérieurs en plein cœur du centre-ville de Montréal. Véritable coup de cœur des Montréalais et des touristes, cet événement constitue une chance unique d’explorer la beauté et la diversité des cultures autochtones. 

Consultez la programmation complète et achetez vos billets en ligne dès maintenant sur le site web du Festival international Présence autochtone.

Marisela Amador

Marisela Amador est une journaliste qui travaille dans la communauté Kanien'kehá:ka de Kahnawà:ke. Lorsqu'elle ne rapporte pas l'actualité, elle se promène dans sa ville préférée au monde, Montréal. D'origine latino-américaine, elle aime la bonne nourriture et les boissons, l'art, la culture et passer du temps avec ses amis.

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